Les neuf Preuses

les neuf Preuses. Le château de Manta.
les neuf Preuses. Le château de Manta.

Etonnant : en écrivant ce texte, le correcteur d’orthographe souligne d’une petite vague rouge le féminin de preux. Corrigeons cette injustice et penchons nous sur le pendant féminin des Neuf Preux.

Alors que le Moyen Âge a développé l’image d’une femme soumise et chrétienne, confinée à la sphère privée et surtout non armée, voilà qu’il propose au cours de ses dernières décennies des représentations de guerrières, armées de pied en cap, images élégantes, valorisées et positives d’une Antiquité païenne, qui bénéficient d’un succès éclatant. Issues d’un modèle masculin, les Neuf Preuses acquièrent rapidement leur propre renommée en opposition totale à l’idéal féminin prôné depuis des siècles !

 Tout d’abord, l’incarnation des valeurs chevaleresques (l’honneur, la prouesse) en la personne du preux remonte au XIème siècle; au XIVème siècle, le poète Jacques de Longuyon lui donne sa forme quasi définitive dans le Vœux du paon. J. de Longuyon compose un roman en vers entre 1312 et 1313, à la cour de l’évêque de Liège, le succès est immédiat. Il réunit pour la 1ère fois des héros répartis en trois triades : païenne, juive, chrétienne.

Il établit le canon des Neuf Preux, repris par Guillaume de Machaut et Eustache Deschamps. Ce canon n’évolue plus jusqu’ à la fin du Moyen Age, sont réunis dans la première triade Hector, Alexandre et César ; dans la deuxième Josué, David et Judas Macchabée ; enfin Arthur, Charlemagne et Godefroy de Bouillon composent la dernière triade. Le succès est européen : traductions, gravures, tapisseries … jusqu’aux cartes à jouer.

Les Preux : Judas Maccabée. milieu du 16e siècle. Nouailher Colin (actif 1539-connu jusqu'en 1567).
Les Preux : Judas Maccabée. milieu du 16e siècle. Nouailher Colin (actif 1539-connu jusqu'en 1567).

Au cours de la 2ème moitié du  XIVème siècle apparaissent les Neuf Preuses issues de l’histoire ou de la mythologie antique. L’inventeur des Preuses est peut-être Jehan Le Fèvre, officier au parlement de Paris et auteur connu en son temps. Entre 1373 et 1387, il compose le Livre de Lëesce

Qui sont –elles ? On compte quatre reines preuses et cinq amazones preuses

Sémiranis, reine de Babylone.

Sémiranis.
Sémiranis.

Sinope, Hippolyte, sa sœur, Ménalippe, Lampeto et Penthésilée souveraines des Amazones.

Tomirys, qui a vaincu l’empereur perse Cyrus. Teuca reine d’Illyrie, combat contre Rome. Déiphyle, femme de Tydée roi d’Argos, qui a vaincu Thèbes.

Mais cette liste, à l’inverse de celle des Neuf Preux, ne fut jamais véritablement fixée. Dans les pays germaniques, on substitue aux Amazones et reines de l’Antiquité une triade juive avec Esther, Judith et Yael, une triade païenne avec Lucrèce, Veturia et Virginie, et une triade chrétienne avec Sainte Hélène, Sainte Brigitte, et Sainte Elisabeth.

Les Preuses sont aussi représentées en guerrières casquées, avec armure, armes, et écus armoriés.

Elles rencontrent le même succès iconographique que leur pendant masculin (les ducs de Berry et de Bourgogne possèdent des « tappiz des Neuf Preuses »). De son vivant, Jeanne d’Arc est qualifiée de « dixième Preuse ». A la suite de Jehan Le Fèvre, c’est Eustache Deschamps à la fin du XIVème siècle qui s’empare du thème, dans une balade intitulée Il est temps de faire la paix et un poème Si les héros revenaient sur terre ils seraient étonnés.

Oeuvres complètes d’Eustache Deschamps.

Au début du XVème siècle, Christine de Pizan évoque les Preuses dans son Livre de la Cité des Dames.

La sculpture s’empare du thème, le château de Coucy les met à l’honneur. Neuf statues sculptées au dessus du manteau d’une cheminée monumentale. Les statues ont aujourd’hui disparu, on peut tout de même les imaginer grâce aux dessins qu’avait réalisés Androuet du Cerceau au XVIème siècle repris au XIXème siècle par Viollet le Duc

A la Ferté - Milon, le duc d’Orléans fait ériger des statues monumentales des preuses, en 1399
A la Ferté - Milon, le duc d’Orléans fait ériger des statues monumentales des preuses, en 1399
Vue du château de la Ferte-Milon
Vue du château de la Ferte-Milon

Pour en savoir en peu plus sur cette illustration et ce château : la seigneurie de La Ferté est sans doute d’existence très ancienne, mais n’apparaît dans les textes qu’au XIe siècle. Feritas Milonis acquiert une certaine importance au XIIIe siècle et est vraisemblablement dès cette époque le chef-lieu d’une prévôté et d’une châtellenie royales. L’ancienne ville était cernée d’une enceinte urbaine, encore partiellement visible de nos jours, datée par Jean Mesqui du début du XIIIe siècle. Après 1380, le comté de Valois tombe dans l’escarcelle de Louis, frère du roi Charles VI et futur duc d’Orléans. Après 1392-1393, le prince fait débuter l’énorme chantier de la Ferté. Il termine parallèlement le château de Pierrefonds. Son assassinat par des sicaires à la solde de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, le 23 novembre 1407, vient mettre un coup d’arrêt définitif aux travaux. Le rêve de Louis d’Orléans reste inachevé. La place se révèle toutefois suffisamment puissante pour soutenir victorieusement un siège en 1423. Henri IV ordonne le démantèlement de la place en 1594. La colossale façade se dresse sur le rebord d’un vaste plateau dominant le cours de l’Ourcq. Elle mesure une centaine de mètres de long pour une quarantaine de hauteur. Un large et profond fossé sec la protège du côté extérieur. Elle est flanquée de quatre tours de formes géométriques diverses. Celle située au nord, partiellement détruite, est carrée et ses angles sont garnis de contreforts. Au centre, deux tours en amande enserrent une porte cyclopéenne en ogive défendue par un assommoir, taillée, semble-t-il, pour quelque race divine aujourd’hui disparue. Leurs éperons, très saillants, présentent la particularité d’être désaxés. Cela confère à l’ensemble un aspect très harmonieux et assez unique. La tour sud enfin, cylindrique à l’origine, est aux deux tiers dérasée. Tours et courtines possèdent la même élévation. Des mâchicoulis à quatre degrés courent ininterrompus au faîte de l’édifice. Les murailles sont percées de nombreuses fenêtres, autrefois grillées. Elles étaient sans doute, pour les plus grandes, à meneaux. Leur présence, même dans les étages inférieurs, laisse entrevoir la volonté de l’architecte de limiter la défense aux seuls sommets. La Ferté-Milon s’inscrivait donc bien dans la logique essentiellement résidentielle des plus grands chantiers contemporains. Les motifs décoratifs dispersés sur toute la façade renforcent encore cette impression. Chaque tour est dotée d’une niche au cadre ciselé, abritant la statue de l’une des Neuf Preuses, thème très couru parmi la noblesse en ce XVe siècle naissant. Au dessus de la porte enfin, trône un exceptionnel haut relief représentant le couronnement de la Vierge. La délicatesse des sculptures souligne la recherche permanente de l’esthétisme absolu

(Source)

Violet le Duc à qui l’on doit un Moyen âge totalement revisité au XIXème siècle (on aime ou pas !!), a également mis la main à la pâte en « reconstruisant » la cheminée du château de Pierrefonds. Edifice construit par Louis d’Orléans à partir de 1396.

La Salle des preuses au château de Pierrefonds après la restauration de M. E. Viollet-le-Duc
La Salle des preuses au château de Pierrefonds après la restauration de M. E. Viollet-le-Duc
Salle des Preuses du château de Pierrefonds. Planche f du "Album du cabinet d'armes de Sa Majesté l'empereur Napoléon. 1867
Salle des Preuses du château de Pierrefonds. Planche f du "Album du cabinet d'armes de Sa Majesté l'empereur Napoléon. 1867

Penthésilée, la reine des Amazones à Angers. (dans un article passionnant, S. CASSAGNES-BROUQUET analyse la tenture d’Angers mettant en scène Penthésilée)

Penthésilée, tapisserie du château d’Angers, début XVIe siècle.  Musée du château d’Angers, cliché J.-P. Cassagnes.
Penthésilée, tapisserie du château d’Angers, début XVIe siècle. Musée du château d’Angers, cliché J.-P. Cassagnes.

La tenture d’Angers adopte un fond vert sombre éclairé par de multiples bouquets de fleurs jaunes et rouges, caractéristiques du style des tapisseries dites à « mille fleurs » fort en vogue à l’extrême fin du Moyen Âge. Ces tentures, produites de façon presque industrielle dans les ateliers des lissiers du nord du royaume de France et dans les villes de Flandres et de Brabant étaient destinées à orner les demeures aristocratiques et princières. Le goût des bergeries et des pastorales, les petites touches naturalistes, évoquées à Angers par la présence de deux petits lapins dans la bordure inférieure, sont partagés par de nombreuses tentures de l’époque, dont la célèbre Dame à la Licorne, une tapisserie à peu près contemporaine de celle d’Angers. Ces décors champêtres se peuplaient parfois de motifs héraldiques à la gloire de leurs commanditaires et plus rarement, pour les ouvrages de grand prix, de personnages et de scènes historiées souvent accompagnées de légendes en vers les explicitant. Au sommet de la tenture, une inscription en langue française, tissée en lettres gothiques noires sur fond blanc, sert de légende à la scène qu’elle domine. Une élégante jeune femme, au canon très étiré selon la mode du temps, se détache sur le fond des mille fleurs ; elle porte un petit casque à l’antique, une cuirasse dorée sous une longue jupe bleue ouverte un peu au-dessous de la taille. Elle laisse apparaître une jambe protégée par une jambière de métal doré et un pied chaussé d’une botte de cavalière. L’aspect militaire de son costume n’ôte rien à l’élégance courtoise de cette héroïne qui tient dans sa main droite un bâton de commandement et un cimeterre dans la main gauche. La jeune femme s’avance avec une tranquille assurance vers le spectateur, le pied gauche en avant, le visage impassible. À l’extrême gauche de la tapisserie, on devine ses armoiries disposées sur un écu, ce sont trois têtes féminines couronnées. Cet emblème héraldique ainsi que l’inscription sommitale permettent d’identifier ce personnage de guerrière sous les traits de Penthésilée.

Au grand siège de Troie Diomèdes requis,

À terre l’abatis tant qu’il en est mémoire

Avec mon armée tant d’honneur ay acquis

Que entre les princes suis en bruyt triumfatoire.

La légende met en avant les prouesses de la reine des Amazones. Sans même qu’il soit besoin de prononcer son nom, le public aristocratique qui avait la possibilité de contempler cette tapisserie l’identifiait sans peine. La tenture n’était d’ailleurs pas isolée à l’origine. Elle devait être beaucoup plus importante et comprendre au moins une série de neuf personnages, les neuf preuses, dont seule Penthésilée a été conservée. Elle a été découpée au niveau des armoiries de la reine à une époque inconnue. Peut-être appartenait-elle à une série encore plus ample figurant les neuf figures des preux et celles des preuses

(Source)

De nombreux ordres de chevalerie se créent qui acceptent les femmes dans leurs rangs: l’ordre de la Jarretière (Angleterre), les ordres de la Passion et du Porc-Espic (France)

La mode des Neuf  Preuses résiste pendant quelques décennies dans l’Europe du Nord Ouest, avant d’être balayée par de nouvelles figures d’héroïnes, plus pacifiques et plus chrétiennes

Comment comprendre le succès des neuf Preuses ?

Suivons les hypothèses émises par la médiéviste :

Le succès des Neuf Preuses est sans aucun doute à mettre en rapport avec le contexte guerrier que connaissent les régions où il s’épanouit aux XIVe et XVe siècles. L’apparition d’un dixième preux, puis d’une dixième preuse, permet d’éclairer d’un jour nouveau cet aspect de la question. Guillaume de Machaut eut le premier l’idée d’utiliser le thème des Preux à des fins politiques en créant un dixième preux dans son poème, la Prise d’Alexandrie, sous les traits de Pierre de Lusignan. Eustache Deschamps propose avec succès le connétable du Guesclin pour tenir ce rôle. Très vite, l’idée se fait de maintenir une symétrie entre les canons masculin et féminin en inventant une dixième preuse. De son vivant même, Jeanne d’Arc est qualifiée de Preuse. Un clerc français installé à Rome évoque en 1429 l’impact de la délivrance d’Orléans et n’hésite pas à comparer Jeanne à Penthésilée, la reine des Amazones. Au même moment, Christine de Pizan la compare aux neuf Preuses en précisant qu’elle les surpasse, dans son poème intitulé le Ditié de Jehanne d’Arc dans lequel elle évoque la victoire d’Orléans et le couronnement du Dauphin.

Hester, Judith et Delbora,

Qui furent dames de grant pris,

Par lesquels Dieu restora

Son peuple, qui fort estoit pris,

Et d’autres pluseurs ay apris

Qui furent preuses, n’y ot celle,

Mains miracles en a pourpris

Plus a fait par ceste Pucelle.

On peut penser que la facilité étonnante de l’accueil fait à la pucelle de Donrémy à la cour de France avait été préparée par les décennies de succès du thème des Preuses et la mode de la egregia bellarix.

Comment interpréter ce succès ? S’agit-il d’une simple mode, ou bien révèle-t-il, à l’instar de l’intervention de Jeanne d’Arc sur la scène politique et militaire, une crise beaucoup plus profonde ? Les Amazones représentent un bouleversement de l’ordre naturel ; en refusant la destinée qui leur est assignée, ces guerrières entrent dans le monde de la barbarie pour les auteurs antiques, repris par les Pères de l’Eglise et les compilateurs médiévaux. Cependant, le caractère « extraordinaire » de ces femmes guerrières peut aussi être utilisé pour légitimer l’ordre social existant. Il convient de rappeler ici que le thème littéraire des Neuf Preuses et son illustration iconographique sont des créations d’hommes, issues de l’imaginaire masculin, même si ils sont populaires auprès des femmes de l’aristocratie. Ils apparaissent dans un contexte guerrier catastrophique qui remet en cause la place de la chevalerie dans la société des trois ordres. La chevalerie occidentale est en crise comme l’a si bien démontré en son temps Johann Huizinga : « en tant que principe militaire, la chevalerie était devenue insuffisante; la tactique avait depuis longtemps renoncé à se conformer à ses règles ; la guerre aux XIVe et XVe siècles était faite d’approches furtives, d’incursions, et de raids ». Plus récemment, Philippe Contamine s’est à nouveau interrogé sur cette crise de la chevalerie à la fin du Moyen Âge, en soulignant que si elle décline dans la réalité guerrière, la chevalerie n’en demeure pas moins un modèle toujours exalté. Pour reprendre ses termes, le « phénomène ne mord plus sur la réalité, il s’évade dans l’imaginaire ».

Château de Coucy-le-Château-Auffrique : donjon, sculptures exposées, détails. Détails : têtes d'un preux et d'une preuse provenant des cheminées.
Château de Coucy-le-Château-Auffrique : donjon, sculptures exposées, détails. Détails : têtes d'un preux et d'une preuse provenant des cheminées.

Cette crise de la chevalerie sur laquelle s’était fondé l’ensemble des valeurs des hommes de l’aristocratie de France et d’Angleterre s’est probablement doublée d’une crise de la masculinité. Pour les femmes de la noblesse française, la guerre permanente signifie souvent l’absence des hommes, temporaire ou définitive, et la nécessité d’agir par elles-mêmes. La chevalerie, déchue de son rôle militaire, demeure pourtant un idéal de vie masculin, un idéal remis en question, plus fragile, auquel les femmes sont désormais invitées à participer. De nouveaux ordres se créent qui acceptent les femmes dans leurs rangs : comme l’Ordre de la Jarretière, l’Ordre de la Passion, l’Ordre du Porc espic. La chevalerie se fait courtoise, art de vie, elle se féminise. C’est alors qu’apparaissent les premières représentations de guerrières, Preuses et Amazones, armées de pied en cap.

(Source)

Vous vous souvenez, le Minotaure nous a occupé il y a quelques semaines, vous savez aussi que le nom de cet être hybride est aussi celui d’une revue surréaliste éditée par A. Skira entre 1933 et 1939. En 1936, Raoul Ubac y entame un travail sur le thème du combat de Penthésilée, reine des Amazones, l’une des neuf Preuses de l’Autonme du Moyen Age (J. Huizinga).

Le Combat de Penthésilée I. Ubac Raoul (1910-1985)
Le Combat de Penthésilée I. Ubac Raoul (1910-1985)
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9 réflexions au sujet de « Les neuf Preuses »

    1. Je viens de lire votre texte sur « l’être est-il une révolte? », et j’ai particulièrement goûté cette réflexion : Etre, c’est préférer le rien de la mémoire à celui de l’oubli.
      Merci à vous

  1. Post très intéressant. Pouvez-vous me dire le manuscrit qui comprend la seconde image (chevalier rouge à cheval)?
    Salutations!

    1. Bonsoir,
      j’ai capturé ce chevalier rouge en omettant d’indiquer la source, il s’agit de « L’istoire des neuf Preux,… Ector, Alexandre, Julius Cesar, Josué, David, Judas Macabeus, Artur, Charlemaine et Godeffroy de Buillon » –1701-1800, un manuscrit que vous pouvez feuilleter sur Gallica (voici l’adresse http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000411v.r=Neuf+preux.langFR). Bonne lecture et merci d’être passé par ici

      1. Merci beaucoup!! J’ai déjà trouvé l’image.

        Je pensais que l’image était dans le Petit armorial équestre de la Toison d’or.

        Vous ne saurez pas si ce manuscrit est en ligne?

        Merci encore!

      2. Le Petit armorial équestre n’a pas fait l’objet d’une mise en ligne, en revanche l’Ancien armorial est disponible sur Gallica ( http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k503935j.r=+armorial+%C3%A9questre+.langFR ), mais il s’agit d’un fac similé en noir et blanc datant du XIXème siècle … Il faut pour consulter l’ouvrage d’origine se déplacer à la bibliothèque de l’Arsenal. Toutefois, le nom du manuscrit est Clairambault 1312, cliquez sur ce lien et entrez le nom du ms. Je vous conseille aussi de feuilleter ce manuscrit et la lecture de l’ouvrage de M. Pastoureau consacré à cet armorial.
        J’espère que vous trouverez ici de quoi satisfaire votre équestre curiosité et vous remercie pour votre lecture attentive

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