Le portrait au grand siècle (1660 – 1715).

VISAGES DU GRAND SIECLE.

Sous le règne de Louis XIV, le royaume se transforme en fabrique du portrait.

Le portrait est un objet sentimental et précieux (produit à l’occasion d’un mariage, il soutient la mémoire en ravivant l’image qu’elle conserve), c’est aussi une marque de vanité.

La production du portrait connaît une croissance sans précédent, par exemple la copie devient une véritable manie, copier sert à tout : pour des raisons policières R. d’Argenson inquiet de la fuite de Mme de la Trémollière envoie une copie du portrait dans différents ports.

Le portrait répond alors a des critères bien précis : la ressemblance est un impératif, le portrait est le média de l’apparence et de l’esprit et la belle apparence signe la belle âme.

Et le roi dans tout ça ?

Louis s’aime et aime encore plus son image : il subsiste 200 portraits et 700 portraits gravés. Le portrait ne sert pas à établir sa légitimité mas sa supériorité de plus grand roi de la terre et de l’histoire de France.

Le roi est montré dans toutes les occupations réelles ou imaginaires Les portraits familiaux sont rares. Les portraits les plus nombreux sont des portraits en situation, « sorte de reportages » où le peintre comme le journaliste suivait le roi dans ses diverses occupations

C’est la représentation guerrière et équestre qui domine :

HOUASSE René Antoine. LOUIS XIV, ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE (1638-1715), 17e siècle, Versailles

Le portrait du roi est un miroir du prince au sens de la Renaissance. Ce miroir doit éduquer le prince et doit renvoyer aussi aux spectateurs l’image nécessaire du prince idéal et l’idée que le prince s’applique à la vertu.

TESTELIN Henri, LOUIS XIV, ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE (1638-1715)

Le roi est ici protecteur des arts, des lettres et des sciences.

Le portrait de cour est le portrait mondain.

L’attention portée aux accessoires : les draperies. Les visages très lissés comme des masques. L’accent se porte sur les bijoux et les pierreries qui parent les robes.

Les fonds de paysage sont aussi importants que le costume : « La nature gagne les portraits, ouvre un espace rêveur et bucolique qui devaient paraître comme une image des forêts de l’Astrée ou de Clélie »

Les portraits féminins, les portraits masculins.

LES PORTRAITS FEMININS

La pose : assise sur une chaise; quelque s fois un mouvement de marche est censé rendre plausible l’envol de certaines parties du costume .

Le visage et ses canons donnent souvent des visages stéréotypés, absence de recherche psychologique au profit d’un bon ton de chair.

Le tableau « est à prendre dans son ensemble, comme une pièce décorative, l’objet d’un jeu mondain et précieux, l’élément d’une galerie où il vient souvent se fondre« . Peu importe si l’individualité s’efface, on fait collection d’effigies et non de portraits.

LES PORTRAITS MASCULINS

Ils sont moins abondants mais  sont imprégnés des mêmes codes

Le portrait parisien des années 1650 à 1680 présente une synthèse entre un vieux fonds flamand d’observation précise et de rendu sans flatterie et le portrait carrachesque.

la primauté est  donnée au visage, les accessoires ont moins de place et ceux qui sont mis en valeur ne font que souligner une fonction et renvoient étroitement à la personnalité. Les gestes plus naturels que dans le portrait de cour veulent faire oublier la pose. Les mains prennent une éloquence qui fait parler le visage.

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