Toi, t’es une vraie tête de linotte!!

Petit cerveau, grosse poitrine, là on commence à être mal parti…

Si je tente de résumer ce que nous avons vu : notre mémoire est constituée de modules spécialisés qui sont autant de bibliothèques spécialisées. Il y a dans cet ordinateur d’une complexité infinie, une nouvelle mémoire, et celle là nous joue souvent des tours : c’est la mémoire à court terme. Celle qui m’invite à penser (à constater) que je souffre d’une très grave maladie pas encore diagnostiquée : je me rends dans une pièce et je suis incapable de me rappeler pourquoi j’y suis, je ne confonds pas encore cuisine et salle de bains, mais quand même ces trous noirs suscitent souvent l’inquiétude ….

Cette mémoire ou ce qu’il en reste est quelque peu effrayante.

Pourquoi ça peut arriver : ai – je un pied dans l’autre monde ou suis – je encore de celui – ci ? Ces trous noirs sont normaux (me voilà bien rassurée). Notre « ordinateur neuronal »  fonctionne selon deux grands systèmes :

1. Une mémoire à court terme qui va intégrer des informations diverses en très peu de temps (entre 10 et 20 secondes). C’est elle qui génère l’impression de « trous noirs « . Cette mémoire est notre « mémoire vive » (selon l’expression A. Lieury)

2. Une mémoire à long terme qui est l’ensemble des mémoires spécialisées que nous avons vu précédemment. Cette mémoire est notre « disque dur ».

Notre mémoire à court terme a donc des capacités limitées, environ 7 éléments (sur une quinzaine de mots du langage courant on va en retenir 6 ou 7 ou 8 ou 5). La mesure est appelée par les psychologues cognitivistes « l’empan mnésique ». En 1956, le psychologue George A. Miller est le premier à montrer les caractéristiques de cette mémoire en faisant référence aux sept jours de la semaine où encore aux sept notes de musique, il appelle alors sa théorie : « le chiffre magique 7 ». Toutefois, si le rappel de la liste est entrecoupé par une autre activité (un différé de quelques secondes), le score chute : c’est pourquoi cette mémoire est qualifiée « à court terme ».

La capacité limitée de la mémoire à court explique que nous ne puissions pas retenir beaucoup d’éléments en même temps car il y aurait alors « surcharge ».

Pour A. Lieury,  la mémoire à court terme n’a pas encore révélé tous ses mystères, elle peut activer des mémoires à long terme (les mémoires lexicale, imagée, sémantique).

Mais existe – il un moyen de dépasser cette capacité limitée de la mémoire à court terme ?

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