Grosse Tronche!!

C’est le genre de remarque que l’on n’adresse pas directement à son destinataire. Pour ce genre d’invective, c’est le plus indirect des styles que nous empruntons avec le plus de naturel. Peut-être parce que, l’on sait que l’individu censé  recevoir le bouquet ressemble souvent à ça :

et dans le monde « réel », à ça :

A lire Lieury, nous sommes tous « potentiellement » des grosses tronches, puisque nous pouvons dépasser les capacités limitées de notre mémoire à court terme : il faut regrouper les informations par paquets. Pour les mots « lion » « zèbre », « girafe » « antilope », la mémoire sémantique identifie une même catégorie, cela permet à la mémoire à court terme de s’économiser et de conserver seulement la catégorie (Ici « Animal »). Nous avons utilisé une unité-mémoire (on considère que la mémoire à court en possède 7), on a donc libéré de la place.

Et alors, jeu d’enfants ? Peut-être, mais ce mécanisme très puissant est à la base des apprentissages, et ce mécanisme est « l’organisation ». le mode d’apprentissage le plus efficace est l’organisation sémantique.

Pour comprendre grosses tronches, suivons l’expérience menée en 1969 par le psychologue Gordon Bower (Berkeley, Los Angeles) : il fait apprendre 120 mots. Pour un groupe, la liste n’est pas organisée; pour l’autre groupe, la liste est organisée en familles sémantiques. Chaque famille est organisée en super-catégorie, puis en sous-catégories. Pour ne pas saturer la mémoire à court terme , il n’y a pas plus de 4 noms par niveau. Plus clairement, cela donne : quatre  super-catégories, deux ou trois catégories dans chacune et trois ou quatre mots dans chaque catégorie spécifique.

Je sais, la hiérarchie des connaissances n’est pas une nouveauté bouleversante ; mais ce qui l’est plus, ce sont les résultats obtenus pas G. Bower : au premier essai, sur les 120 mots, 70 sont retenus quand la liste a été organisée. Quand les mots sont mélangés, même celui « qu’est une grosse tronche » n’a emmagasiné qu’une vingtaine de mots, pendant que le groupe ayant reçu une liste organisée a retenu les 120 mots au bout du troisième essai.

Alors c’est qui la « grosse tronche » ???

Pour résumer, les psychologues cognitivistes, repèrent les modules de la mémoire qui se déclinent en trois niveaux :

–          Le niveau sensoriel

–          Le niveau symbolique, dans lequel œuvrent trois mémoires : la mémoire procédurale, les mémoires « visuelles », la mémoire lexicale.

–          Le niveau sémantique : la mémoire sémantique.

Et maintenant, comment faire avec l’oubli ? Pourquoi faire appel à Mnémosyne??

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