Dix dit Dantec (ou le contraire)

« La nationalité et le curriculum vitae des victimes, tout comme le modus operandi de l’opération qui leur avait coûté la vie, pointaient en direction de la fracture géopolitique principale, mais Verlande devinait qu’il pouvait s’agir d’un leurre, d’une erreur d’interprétation, voire d’une suite de hasards objectifs, tout était possible en ce monde qui n’offrait plus d’issue de secours […] ils pouvaient travailler pour n’importe qui ; n’importe qui ayant besoin d’une grande quantité d’explosifs modernes. Des membres des FARC contre des groupes d’autodéfense colombiens ? Des vigilantes centraméricains contre des gangs mexicains ou nicaraguayens ? Des rebelles vénézuéliens anticommunistes contre les séides du parti au pouvoir à Caracas ? Des résistants tibétains antichinois contre des groupes de soutien au régime de Pékin ? Des nationalistes antimusulmans  européens contre des membres d’une organisation islamique locale ? Le font de libération du Québec ? Les Forces canadiennes ? Des afrocentristes noirs pronazis contre des néosuprématistes blancs ultrasionistes ? Des unionistes grands-russes contre un des nombreux groupes indépendantistes de la Fédération ? La liste était longue …. »

Maurice G. Dantec, Métacortex, A. Michel, 2010, p 81

Otto Dix, La guerre, 1929, Gemäldegalerie, Dresde.
Otto Dix, La guerre, 1929, Gemäldegalerie, Dresde.

Et maintenant comptez vos morts, Dieu les reconnaitra tous !!

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