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d'une poule sur un mur.

Mois

février 2014

Les photographes du ghetto.

La mise en place des ghettos.

Je me permets de vous infliger quelques propos liminaires avant de passer au vif du sujet, mais la chronologie militaire est ici essentielle pour comprendre les grandes étapes de la politique raciale puis du plan génocidaire menée par l’Allemagne nazie en Europe de l’Est. L’armée allemande envahit la Pologne le 01 septembre 1939, au terme d’une stratégie de guerre-éclair le pays est à genou et dépecé en trois semaines, les autorités du Reich décident la partition du pays en plusieurs entités administratives : le Watherland rattaché au Reich et le gouvernement général de Pologne, dirigé par Hans Frank et administré par les nazis comme un dépotoir ethnique à nettoyer. Le 27 septembre 1939, le chef de l’Office central de la Sécurité du Reich (RSHA) Reinhard Heydrich donne ses instructions pour la création des ghettos, à peine quatre semaines après le déclenchement de la Seconde guerre mondiale, voici quelques extraits des instructions. Les Juifs devront être regroupés en ghettos dans les villes afin de mieux les surveiller et les déplacer plus tard. Le plus urgent est que les petits commerçants juifs disparaissent des campagnes. Cette action devra être terminée d’ici trois ou quatre semaines. […] La directive générale suivante a été émise :

1. Regrouper les Juifs dans les villes dans les plus brefs délais.

2. Expulser les Juifs du Reich et les envoyer en Pologne.

3. Évacuer systématiquement les Juifs du territoire allemand par des trains de marchandises […]

En quelques semaines, les territoires à l’Est du Reich se couvrent de ghettos, les Nazis en créent environ 400.

Ghettos en Europe.

Ghettos en Europe de l'EstGhettos en PolognePendant la Seconde Guerre mondiale, les ghettos étaient des quartiers isolés du reste du tissu urbain par des barbelés ou un mur, dans lesquels les Allemands forcèrent la population juive à vivre dans des conditions misérables. Les ghettos isolaient les Juifs en les séparant de la population non juive et des communautés juives voisines.

Le premier ghetto est mis en place le 8 octobre 1939 à Piotrkow. Il est suivi par celui de Lodz (avril 1940) puis de Cracovie (mars 1941), Varsovie (octobre 1940), et Lublin (avril 1941). Fin 1941, presque tous les Juifs du Gouvernement général de Pologne sont parqués dans des ghettos dont les accès sont contrôlés par les forces allemandes et dont il est presque impossible de sortir. Un conseil juif, le « Judenrat », est institué dans chaque ghetto. Il est tenu pour responsable de la parfaite exécution des ordres donnés par les forces d’occupation. Le plus grand ghetto est celui de Varsovie. Erigé au centre de la ville, le ghetto concentrait dans 73 des 1800 rues de la ville, les quelques 370000 Juifs résidant dans la capitale polonaise en 1939, soit 30 % de la population, auxquels se sont progressivement ajoutés les Juifs des villes et villages alentour. Entouré d’un mur haut de 3 mètres et long de 18 km, ce quartier fermé sera réduit en 1941, atteignant une densité de 146 000 habitants au km².

Civils polonais passant le long du mur et des fils de fer barbelés interdisant l’accès au ghetto de Varsovie au reste de la ville. Pologne, entre octobre 1940 et avril 1943
Civils polonais passant le long du mur et des fils de fer barbelés interdisant l’accès au ghetto de Varsovie au reste de la ville. Pologne, entre octobre 1940 et avril 1943.  Copyright © United States Holocaust Memorial Museum, Washington, DCTranslation Copyright © Mémorial de la Shoah, Paris, France.

Pour tenter d’approcher les conditions de vie auxquelles étaient soumises la population civile (hommes, femmes, enfants, tous Juifs) dans le ghetto de Varsovie ces quelques chiffres nous permettent de comprendre pourquoi l’état sanitaire se détériore très rapidement

Chiffres clés ghetto de VarsovieSource

Le Mémorial de la Shoah et l’exposition « Regards sur les ghettos ».

Depuis le 13 novembre 2013 et jusqu’au 28 septembre 2014, le Mémorial de la Shoah propose une exposition (gratuite et ouverte à tous) rassemblant pour la première fois plus de 500 photographies peu connues, voire totalement inconnues du grand public. Cette exposition s’impose d’elle-même comme la plus troublante, la plus émouvante, la plus rigoureuse et scientifique sur le thème des ghettos. Pour ma part, elle accompagne mon quotidien depuis ma visite : elle n’est pas obsédante, elle est présente, elle n’est pas envoutante (ce serait le pire) mais elle tente en y parvenant à rendre intelligible une réalité anéantie. Quand nous entrons dans la première salle, nous sommes persuadés que nous allons, avec une mise en contexte nécessaire, (re)voir des photos que nous avons déjà vues : il n’en est rien ! Très vite les questions se bousculent : Comment photographier ? Pour quoi et pour qui ? Pourquoi saisir des instants de vie dans les ghettos ? Ici, les visiteurs sont au milieu du gué, il s’agit de confronter plusieurs regards :

–          Celui des propagandistes les plus zélés allant chercher dans les ghettos l’image du Juif correspond aux topos nazis (« le Juif » dégénéré, sale, animalisé, ennemi de ses propres coreligionnaires).

–          Celui des soldats photographiant le ghetto comme on se promène dans un zoo pour y trouver ici aussi la confirmation par l’image du discours antisémite.

–          Celui des hommes et des femmes anonymes emprisonnés dans les ghettos et qui au prix de leur vie en contrevenant aux ordres de l’occupant nazi ont photographié un repas, leur enfant qui dort, leurs père et mère. Ce sont là des signes d’une volonté de continuer de vivre.

–          Celui des photographes juifs emprisonnés dans un ghetto.

Pour comprendre tout l’intérêt de confronter des regards multiples, je vous invite à écouter l’entretien donné par Sophie Nagiscarde dans l’émission Mémoires Vives sur RCJ.Mémoires Vives. Décembre 2013.

Les photographes juifs du ghetto.

Je vous présenterai ici trois photographes dont les prises de vue, ces prises d’instants qui auraient dû disparaitre, ont été cachées, ensevelies, gardées au secret, elles sont par la volonté de leur auteur des actes intimes d’une résistance absolue : Vivre et montrer … ce qui se déroula en Europe il y a plus de soixante dix ans ! Henryk Ross et Mendel Grossman ont vécu dans le ghetto de Lodz et Georges Kadish qui fut enfermé dans le ghetto de Kaunas en Lituanie. A travers l’Europe, les nazis interdisent aux Juifs de prendre des photos, le 23 septembre 1939, les Juifs allemands doivent remettre leurs radios, leurs appareils photos et leurs autres équipements électriques, ces interdictions frappent les Juifs de Prague le 26 décembre 1941 et ceux de Kaunas le 01 aout 1941. Cependant, bravant ces interdictions, les Juifs européens ont continué à documenter leur propre destruction au moyen de la photographie.

Ghetto de Lodz : Henryk Ross et Mendel Grossman.

Ghetto de Lodz. Carte

Les Allemands s’emparent de la ville le 8 septembre 1939 et mettent en place le ghetto de Lodz le 1er mai 1940 où sont enfermés 164 000 Juifs. Dès le 13 octobre 1939, Mordechai Chaïm Rumkovski, une des figures les plus controversées de l’histoire de la Shoah, est nommé chef de l’autorité juive Judenrat. Homme despotique, énergique et doué d’une extraordinaire capacité d’organisation, il s’appuie sur les forces de police juives pour assurer l’ordre public dans le ghetto. Sous sa houlette et celle de Hans Biebow, directeur de la Gettoverwaltung (administration du ghetto), le ghetto devient un camp de travail discipliné, dont la majorité des habitants sont astreints au travail, en échange duquel ils reçoivent des rations de nourriture et un maigre salaire versé en monnaie spécifique appelée « haimkim » ou « rumkim », du nom du « roi du ghetto ». En octobre et novembre 1941, 20 000 Juifs allemands et 5 000 Tsiganes sont transférés dans le ghetto. Le ghetto de Lodz est unique dans la mesure où il vit complètement isolé du reste du monde. Contrairement aux autres ghettos, aucun Kommando de travail ne sort, le marché clandestin est donc difficile à mettre en place. Dépendant entièrement des rations alimentaires allemandes, les Juifs vivent à Lodz dans des conditions très difficiles : à la famine s’ajoutent le travail forcé et la surpopulation. Celles-ci entraînent la mort de 20% de la population du ghetto qui sera définitivement liquidé en été 1944 avec la déportation massive vers Chelmno et Auschwitz des quelque 65 000 Juifs qui s’y trouvent encore.

Henryk Ross dans le laboratoire photographique du ghetto.
Henryk Ross dans le laboratoire photographique du ghetto. Source :  don anonyme, 2006. © Collection Art Gallery of Ontario, Toronto, Canada / Ghetto Fighters’ House Museum

Henryk Ross est né en 1910, il prend clandestinement de nombreuses photos du ghetto, ses images en noir et blanc témoignent au plus près de l’existence quotidienne des Juifs de Lodz, de leurs souffrances mais aussi de leurs moments de joie. Il enterre ses négatifs et ses tirages peu avant la liquidation du ghetto, il survit à la guerre avec son épouse et parvient à récupérer ses clichés après la prise de la ville par les forces soviétiques. Il s’installe en Israël en 1950 et cesse son activité photographique. En 2004, l’album du ghetto de Lodz est publié , vous pouvez le  feuilleter ICI

Portrait de Stefania épouse d'Henryk Ross.
Portrait de Stefania épouse d’Henryk Ross.
Ghetto de Lodz, ca. 1940-1944. Photo: Henryk Ross. Don anonyme, 2006. Image tirée à partir du négatif original, reproduit avec permission, 2013. © Collection Art Gallery of Ontario, Toronto, Canada
Petite fille dans un jardin.Ghetto de Lodz, ca. 1940-1944.
Photo: Henryk Ross. Don anonyme, 2006. Image tirée à partir du négatif original, reproduit avec permission, 2013.
© Collection Art Gallery of Ontario, Toronto, Canada
Ghetto de Lodz. Enfants jouant aux gendarmes et aux voleurs. H. Ross.© Collection Art Gallery of Ontario, Toronto, Canada.
Ghetto de Lodz. Enfants jouant aux gendarmes et aux voleurs. H. Ross.© Collection Art Gallery of Ontario, Toronto, Canada.

Le deuxième photographe est Mendel Grossman, il est né en 1913 à Staszow et grandit à Lodz dans une famille hassidique. Il développe dès son enfance une forte sensibilité artistique, s’intéressant plus particulièrement à la peinture et à la photographie.

Mendel Grossman tenant un portrait photographique encadré de Morechai Chaim Rumkowski, président du conseil juif du ghetto. Lodz.
Mendel Grossman tenant un portrait photographique encadré de Morechai Chaim Rumkowski, président du conseil juif du ghetto. Lodz. Photo: Anonyme.
© The Ghetto Fighters’ House Museum, Israel/ The Photo Archive

L’invasion allemande survient au moment où la valeur de son travail photographique – notamment caractérisé par sa quête du mouvement – commence à être reconnue. Contraint de s’installer avec sa famille dans le ghetto, il s’assigne la mission de documenter clandestinement, appareil à la main, le sort des Juifs, en commençant par celui des siens qu’il photographie intensément. Photographe au département des statistiques du ghetto, son emploi lui fournit le matériel dont il a besoin. En 1944, peu avant la liquidation du ghetto, il parvient à cacher une boîte contenant ses négatifs. Déporté dans un camp de travail en Allemagne, il décède lors d’une « Marche de la mort » en 1945.

Photos de Mendel GrossmanPhotographie de Mendel Grossman

Pour ces deux hommes, photographier est un acte de résistance, un impératif moral répondant au besoin impérieux de témoigner et de créer une preuve historique du sort des Juifs dans les ghettos. Les événements révélés, bien plus variés que ceux photographiés par les soldats allemands, se distinguent, pour certains, par leur caractère ambivalent. Loin de masquer la tragédie, les scènes de vie ordinaire illustrent la dignité, l’humanité, les valeurs, et les vestiges d’un monde disparu. (Source)

 Ghetto de Kaunas (Kovno), Lituanie : George Kadish.

Ghetto de Kaunas

En 1939, 40 000 Juifs vivent à Kaunas et représentent environ 25% de la population de la ville, la capitale de la Lituanie tombe aux mains des Allemands le 24 juin 1941, les violences antisémites commencent avant leur arrivée : 10 000 Juifs sont assassinés aux cours de pogroms menés par des nationalistes lituaniens. Au mois d’aout, les 29 760  Juifs sont confinés dans un ghetto, situé dans le quartier pauvre de Slobodka. Plusieurs opérations sont organisées pendant la guerre, dont la plus importante a lieu le 28 octobre 1941 : plus de 9 000 personnes, dont près d’une moitié d’enfants, sont assassinées au « Neuvième fort », dans l’ancienne forteresse de la ville. Les 17 412 Juifs restés dans le ghetto sont astreints au travail forcé, principalement dans les installations militaires de la région.En juin 1943, Heinrich Himmler, chef de la SS, ordonne la transformation en camps de concentration des derniers ghettos qui subsistent dans les pays baltes. Le 16 octobre 1943, 2 000 Juifs du ghetto de Kaunas sont transférés dans des camps de travail en Estonie et, le 27 mars 1944, près de 1 800 bébés, enfants et vieillards qui s’y trouvent encore sont massacrés. Le 8 juillet 1944, à l’approche de l’Armée rouge, les derniers survivants du ghetto de Kaunas, au nombre de 4 000, sont transférés dans les camps de concentration de Stutthof, Dachau et Kaufering. (Source)

 George Kadish né Zvi (Hirsh) Kadushin, enseigne avant-guerre les sciences, les mathématiques et l’électronique au lycée juif de Kovno en Lituanie. Photographe amateur – la conception et la fabrication d’appareils photographiques font partie de ses passe-temps – il continue à prendre des clichés après la conquête de sa ville par les troupes allemandes en juin 1941 et l’instauration du ghetto. Bravant les interdictions, il photographie tant des scènes de la vie quotidienne des Juifs que les déportations. Recherché par la Gestapo en raison de ses activités photographiques clandestines, il parvient à s’échapper du ghetto en mars 1944. Après-guerre, il retrouve les clichés et les négatifs qu’il avait enterrés sur place dans des bouteilles de lait et émigre aux États-Unis où il vit jusqu’à son décès, survenu en 1997.

Portrait de G. Kadish
Portrait de G. Kadish photographie anonyme, 1942, dans le ghetto. © Beit Hatfutsot Photo Archive,<br>Tel Aviv, Zvi Kadushin Collection

Ce portrait du photographe Zvi Kadushin pourrait constituer le portrait type du reporter. Pris de manière rapprochée, en frontal et en extérieur, ce cliché met en avant la figure du photographe, situé au premier plan ; la faible profondeur de champ rend enfin l’ensemble du second plan flou et anodin. Sujet principal de la scène, George Kadish semble avoir été pris sur le vif, il tient entre ses mains son appareil photo qui, placé au centre du cadrage, devient un élément principal de l’image. Le regard concentré de George Kadish, dirigé en dehors du champ, et la position du corps, aux aguets, constituent les autres détails essentiels du portrait et subliment la fonction de témoin du photographe. Ému par les violentes « Aktions » menées contre les Juifs de Kovno en Juin et Juillet 1941, George Kadish s’est attaché à photographier en secret et au péril de sa vie, l’appareil caché sous son fameux imperméable, la vie du ghetto. Soutenu et encouragé dans sa démarche, par Yehuda Zupovitz, responsable adjoint de la police juive du ghetto de Kovno, il s’échappe à la fin du mois de mars 1944 et photographie la destruction du ghetto de l’extérieur.

Juifs embarqués dans des camions au cours d'une déportation, probablement vers l'Estonie
G. Kadish.26 octobre 1943, ghetto de Kaunas, des Juifs embarqués dans des camions au cours d’une déportation, probablement vers l’Estonie. © United States Holocaust Memorial Museum.
Ghetto de Kaunas, quatre enfants conversent dans le ghetto. 1941-1944.
G. Kadish.Ghetto de Kaunas, quatre enfants conversent dans le ghetto. 1941-1944.© United States Holocaust Memorial Museum.

Le garçon avec le chapeau de fourrure était appelé « Aldona ». Je me souviens de lui parce qu’il avait l’habitude de chanter une chanson d’amour lituanienne appelée « Aldona ». Ses parents étaient morts au début de la guerre et il vivait avec sa tante qui travaillait en ville et faisait passer clandestinement dans le ghetto des graines de tournesol qu’Aldona vendait sur la place du ghetto. J’ai entendu dire qu’il avait été tué alors qu’il tentait de se cacher dans une cave pendant l’évacuation du ghetto en Juillet 1944. (Solly Ganor)

Les graffitis du camp de Drancy

Connaitre Drancy par les traces laissées par les internés, je vous conseille cet excellent billet du blog Mémoires Vives.

Cette semaine, notre invité est Benoît Pouvreau, docteur en histoire de l’architecture, chercheur au service du patrimoine culturel du Département de la Seine-Saint-Denis à l’occasion de la sortie du livre sur les graffitis du camp de Drancy.

Publié par le Département de la Seine-Saint-Denis, cet ouvrage s’inscrit dans le prolongement de l’exposition présentée au Mémorial de la Shoah à Drancy et aux Archives départementales de Seine-Saint-Denis. Outre les 76 carreaux de plâtre avec graffiti découverts en 2009, il présente de manière exhaustive l’ensemble des graffiti connus du camp de Drancy et les informations concernant leurs auteurs quand ceux-ci ont pu être identifiés.

Encore conservés au sein de la cité de la Muette ou seulement connus par des photographies prises après-guerre, ces graffiti sont tous ici réunis et, dans la mesure du possible, documentés.

Grâce aux archives du Mémorial de la Shoah et celles du Service historique de la Défense, l’ensemble des informations collectées sur les auteurs de ces graffiti a été rassemblé dans cet ouvrage. Enfants, femmes et hommes seuls, familles, tous ont voulu laisser une trace personnelle, leur nom, un poème, un dessin « pour mémoire ».

À travers leurs parcours particuliers et souvent exemplaires, c’est la singularité mais aussi la diversité des 63 000 victimes déportées depuis le camp de Drancy qui sont ici restituées, à rebours du projet nazi qui voulait leur extermination et l’oubli même de leur existence.

Lire la suite : ICI

Génocides et prévention des crimes contre l’Humanité

Les Itinéraires de Citoyenneté.

Voilà une proposition d’itinéraires bienvenue pour les amateurs d’histoire contemporaine et les curieux en tout genre. A partir de cette fenêtre interactive vous pourrez choisir votre parcours et avoir accès à une documentation précieuse et des résumés sérieux ainsi que des propositions bibliographiques.

Génocides et crimes contre l'humanitéIl s’agit bien évidemment d’une première approche, mais cette étape s’avère essentielle pour, dans l’océan des publications et la masse documentaire à disposition des internautes, ne pas se tromper ni se laisser fourvoyer par des prises de positions « scientifiquement » douteuses par des auteurs se vociférant historiens.

1914-1918 : La première guerre mondiale au cinéma.

Hier soir j’ai revu avec un grand intérêt le film de Stanley Kubrick Les Sentiers de la Gloire.

Le résumé du film :
1916. Les fantassins français croupissent dans les tranchées face à une position allemande réputée imprenable. Tout assaut serait suicidaire. Pourtant, espérant obtenir une étoile de plus à son uniforme, le général Mireau ordonne une attaque. Décidé à protéger ses hommes, le colonel Dax s’y oppose avant de plier sous le chantage. Comme prévu, c’est l’échec total. Avant même d’avoir atteint les barbelés adverses, les fantassins sont repoussés. Niant l’absurdité de sa stratégie, le général Mireau réclame, à titre d’exemple, l’exécution publique de trois de ses soldats, accusés de lâcheté. Le colonel Dax les soutient devant le tribunal de guerre, mais les trois hommes sont condamnés à mort…
Accueil et critiques du film en France :
Le film  sera projeté en Belgique en 1958 avant d’être retiré de l’affiche jusqu’en 1975, en France il sera dans les salles 18 ans après sa réalisation.
La cinémathèque française propose un résumé  éclairant des critiques qui ont accueillies ce film en France : Revue de presse.

Quels autres films à (re)voir?

Un long dimanche de fiançailles.
Un long dimanche de fiançailles.

Dans une production florissante, Télérama propose le résumé des 10 films qu’il faut avoir vu. L’article a le défaut de son propos dans la mesure où l’invitation à la vision peut être injonctive, mais peu importe, les résumés, les vidéos  et les nombreux liens vers d’autres articles sont des plus utiles pour le club des profanes en septième Art, association à laquelle je suis affiliée. C’est par exemple le cas pour le film de Dalton Trumbo : Johnny s’en va-t-en en guerre.

Synopsis

En 1918. Après une seule et unique nuit avec sa fiancée Karen, Johnny, un jeune Américain, part pour le front européen. Mis en pièces par un obus, il conserve miraculeusement la vie. Mais sans bras ni jambes, aveugle, sourd et muet, il n’est plus qu’un tronc qui végète sur un lit d’hôpital. Le corps médical, avide d’expérimentations, maintient ce corps en vie, en oubliant qu’il a affaire à un être humain. Lorsqu’enfin Johnny parvient à entrer en communication avec l’infirmière, c’est pour exprimer son désir d’être mis à mort ou exhibé comme une illustration de l’absurdité des guerres. Hélas, les médecins ne se soucient guère de ses vœux. Condamné à vivre, Johnny se réfugie dans le rêve… Source

14-18 : les 10 films qu’il faut avoir vu – Cinéma – Télérama.fr.

La ville vue par Yann Arthus-Bertrand

Vu du ciel là où nous habitons.

Urbabillard

Dans l’ouvrage « La Terre vue du ciel » (1999),  Yann Arthus-Bertrand présente des photographies aériennes d’une grande beauté, avec un propos écologiste affirmé. Un documentaire du même nom a été produit en 2004, permettant de survoler des paysages en révélant des enjeux tant locaux que globaux, à travers différents pays du monde. Réputé pour ses photographies de paysages et de phénomènes naturels, Yann Arthus-Bertrand nous permet ici de prendre de la hateur sur différents environnements urbains.

Lotissements à Brøndby, banlieue de Copenhague, Seeland, Danemark (55°34’ N - 12°23’ E).Lotissements à Brøndby, banlieue de Copenhague, Seeland, Danemark

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Vivian Maier à Tours

Vivian Maier, Self-Portrait, 1954. Source

Pour ceux qui auront la chance d’être à Tours ou de s’y rendre avant le mois de juin prochain, vous pouvez vous offrir une pérégrination photographique urbaine des plus émouvantes, puisque le musée du Jeu de Paume à Tours consacre à cette street reporter une exposition – rétrospective.

Vivian Maier. date inconnue. Source

Vivian Maier est une énigme. Cette gouvernante américaine, née le 1er février 1926 à New York et morte le 21 avril 2009 à Chicago, qui se promenait avec son Rolleiflex autour du cou. Elle a fait des milliers de photos des familles dont elle gardait les enfants, sans jamais les montrer, ou presque, pas même à ses employeurs. L’inconnue est pourtant devenue, en l’espace de deux ans, l’héroïne d’un roman-photo, ou plutôt d’un polar riche en intrigues […]

Vivian Maier dans la Lumière

L’histoire commence à Chicago, à l’hiver 2007, lors d’une vente aux enchères d’effets appartenant à Vivian Maier, saisis pour solder ses loyers impayés. Un certain John Maloof, chineur en quête de documentation sur un quartier de Chicago, achète pour 400 dollars des cartons et valises. Y sont entassés des négatifs (entre 100 000 et 150 000), des tirages (plus de 3 000) et des centaines de bobines Ektachrome non développées. C’est en réalité l’essentiel du travail photographique de la gouvernante. Quand il tape «Vivian Maier» sur Google, aucune occurrence. En 2009, John Maloof apprend sa mort via un avis de décès publié dans le Chigago Tribune par la famille Gensburg, qui était venue en aide à la vieille dame dans ses dernières années. John Maloof s’obstine dès lors à remonter le fil d’une vie, d’une passion, entouré d’une multitude d’experts, des autres acquéreurs de l’œuvre de Vivian Maier et des familles pour lesquelles elle avait travaillé.

Lire la suite : Vivian Maier au détour d’une rue.

L’exposition à Tours

L’exposition en images : Une photographe révélée.

Au programme : Poésie et humanisme.

J’espère avoir l’occasion de me rendre dans la cité tourangelle dans les semaines qui viennent. Si certains d’entre vous ont eu la chance de voir cette exposition, n’hésitez pas à faire part de vos impressions.

Chicago, Illinois, 1963. Source

Le site consacré à Vivian Maier

cabanon en ruine

Pour continuer le tour des lieux en errance, dans un autre lieu et sous une autre atmosphère que celle de Ian Ference ou Thomas Jorion. Le spectacle est toujours aussi fascinant.

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Erik Johansson

Set Them Free. Erik Johansson

Pour découvrir les incroyables photos montages d’Erik Johansson et garder son univers et son imaginaire d’enfant, rendez-vous sur le site de ce doux dingue : quelle aventure!

Photographer Erik Johansson

10 banlieues américaines vues d’en haut

Voilà une belle découverte et des images impressionnantes.

Urbabillard

Cherchant à illustrer l’étalement urbain, Christoph Gielen nous propose des photographies aériennes de grande qualité. Tantôt circulaires, d’autres fois hexagonales ou même octogonales, les formes cadastrales produisent une géométrie variée! Ce témoignage cherche à montrer la dépendance à l’automaubile, un élément central, au coeur du tissu urbain. Nous vous proposons de survoler des villes standardisées, fabriquées dans des formes très formalisées. La mise en marché de ces nouveaux quartiers, pour certains des « gated communities » ou quartiers sécurisés, se fait suivant l’argument d’une intimité trouvée dans un lotissement tourné sur lui-même. Cette volonté d’une communauté distincte produit quoi qu’il en soit des formes spectaculaires!

urban-sprawl-in-united-states-eden-prairie-aerial-floridaCadastre octogonal, à Eden Prairie, en Floride

Le survol qui vous est proposé vous emmène au-dessus de 10 banlieues américaines, mince échantillon de ce que l’étalement urbain a produit sur le territoire des État-Unis.

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