La déportation des enfants juifs de France.

http://tetrade.huma-num.fr/

Il s’agit ici de cartes et de mémoires. C’est l’aboutissement d’années de recherche et de compilations de données qui aboutissent à une cartographie interactive, ce projet porté depuis longtemps par Serge Klarsfeld est mis en œuvre par l’historien Jean-Luc Pinol. Cette cartographie permet de suivre l’itinéraire vers des centres de mise à mort des 11 400 enfants juifs qui, entre 1942 et 1944, ont été arrêtés en France dont environ 6 200 à Paris et plus de 700 dans sa banlieue et 4 500 en province.

Territoire et trajectoire de la déportation des enfants juifs.
Territoire et trajectoire de la déportation des enfants juifs.

L’approche spatiale de la Shoah n’a donné lieu en France qu’à une faible production cartographique. Les historiens ont jusqu’alors assez peu travaillé sur les représentations spatiales d’un phénomène où les jeux d’échelle sont pourtant fondamentaux. Si une abondante historiographie rend bien compte aujourd’hui de la dimension exceptionnelle d’un événement qui a mobilisé toutes les approches de la discipline (macro et micro-­histoire, monographie, prosopographie…), il faut noter que la cartographie des phénomènes étudiés n’a pas suivi cette évolution, privant le chercheur et, plus généralement le public, d’une dimension cognitive essentielle. Le passage au numérique n’a pas véritablement bouleversé les habitudes des acteurs de la production historique. Les cartes relatives à la Shoah en France, accessibles en ligne, demeurent rares et sont généralement statiques. Elles ne permettent pas de rendre compte de la finesse et de la complexité des phénomènes étudiés. A l’origine, il existait une carte pour Paris, le projet Tetrade élargit le champ d’investigation à l’échelle de la France métropolitaine.

Comment fonctionne cette carte interactive?

Il suffit de passer le curseur sur chaque cercle : une bulle indique le nombre d’enfants juifs qui furent arrêtés sur place, puis déportés. Un clic, et voici leurs noms, leur âge. Au 56, cours Lafayette, à Lyon : Jacques Sciandra, 17 ans. Un peu plus loin, au numéro 89 : Dario Sarfati, 1 an seulement. Plus loin encore, au numéro 175 : Lipold et Georgette Epsztajn, 12 ans et 15 ans. Tous ont quitté Lyon au printemps ou à l’été 1944 (source : le Monde). Vous pouvez essayer de faire de même à l’échelle de votre ville ou de votre région.

C’est aussi une exposition virtuelle.

Sur la page d’accueil, cliquez sur le 3ème arrondissement de Paris dans la tourmente et vous pouvez accéder à une exposition déclinée en huit principaux thèmes :

Déportation des enfants juifs. 3ème arrondissement
Déportation des enfants juifs. 3ème arrondissement

Serge Klarsfeld met en perspective le projet Tetrade

Du mémorial à la cartographie.
Du mémorial à la cartographie.

 

 

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