1914-1918, par la voix de dix historiens

Le quotidien Le Monde consacre de nombreux articles à la commémoration du centenaire de la première guerre mondiale dans une rubrique dédiée : Centenaire 14-18

Voilà  un visuel intéressant, les images d’archives défilent et dix historien(ne)s dont on ne connait pas les noms (petit bémol) commentent en anglais (vost en français) sept thèmes : les origines,  les tranchées, les empires, les fronts, le Massacre (pourquoi choisir la majuscule), la fin, les conséquences.

Dix historiens racontent 1914-1918. Visuel interactif, capture d'écran.
Dix historiens racontent 1914-1918. Visuel interactif, capture d’écran.
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Tondre, torturer et vomir.

Comment tuons-nous les animaux que nous mangeons? Y a-t-il un traitement différent dans la mise à mort entre les herbivores, les caprins et  les gallinacés, entre les animaux de boucherie et ceux qui nous chassons? Quelle place occupons-nous dans la chaine alimentaire, à priori la première mais de ça je n’en suis pas si sûre?
Je suis carnivore, j’aime la viande blanche, rouge, crue, grillée, bouillie, je ne cultive aucun interdit alimentaire imposé par un pouvoir tutélaire, ce que je ne mange pas à avoir avec des tabous. Même si je suis un être omnivore je n’avale pas mes semblables humains, je ne peux consciemment me nourrir de charognards, d’animaux de compagnie (chien, chat ou cheval), de rongeurs … Quand je mange une  « bonne viande », je remercie l’animal et j’avoue me passionner sur les mécanismes et les rites à l’œuvre dans toutes les cuisines du monde. J’aime aussi le lait et le beurre et aussi la laine des moutons. Je ne sais pas pourquoi je me sens dans l’obligation d’énoncer toutes ces précautions oratoires, probablement parce que je ne partage pas les emballements des tenants de la cause animale, parce que je me méfie d’une certaine écologie mais surtout parce que je n’ai pas pu regarder les deux vidéo qui suivent au-delà de la première minute.
Des employés qui assènent des coups de poing à la face de moutons terrifiés, les frappent avec des tondeuses électriques et un marteau, leur entaillent la chair, les piétinent ou leur plient le cou au point de le briser. Des animaux en sang, d’autres qui meurent. Voilà ce que révèlent des vidéos à la fois très violentes et choquantes, publiées mercredi 9 juillet par l’association de défense des droits des animaux PETA (People for ethical traitment of animals), à l’issue d’une vaste enquête sur la production de laine en Australie et aux États-Unis.

Pendant plus d’un an, de fin 2012 à mars 2014, trois militants de l’ONG américaine, qui milite pour une éthique dans le traitement des animaux, se sont faits passer pour des ouvriers dans 19 ateliers de tonte dans les Etats australiens de Victoria, Nouvelle Galles du Sud – les deux plus gros producteurs de laine du pays – et d’Australie-Méridionale. Ils ont filmé en caméra cachée les maltraitances perpétrées par 70 employés sur les animaux. Dans ces immenses établissements, près de 4 millions de moutons sont tondus chaque année.

Entre mi-mars et mi-mai 2014, un autre enquêteur a documenté de la même façon la maltraitance de moutons par des employés dans 14 ranchs américains, à travers Wyoming – le deuxième producteur de laine du pays – le Colorado et le Nebraska.
(Source)

Voici quelques extraits du texte que vous pouvez lire sur le site de l’association Pour une Éthique dans le Traitement des Animaux.

Comme vous pouvez le voir dans ces séquences vidéo exclusives, des tondeurs de moutons ont donné de violents coups de poings au visage de ces animaux inoffensifs, les ont battus et frappés à la tête avec des cisailles en métal bien aiguisées et même avec un marteau. Ces agressions ont souvent laissé ces moutons pétrifiés saigner des yeux, du nez et de la bouche.
Un tondeur a tordu et plié le cou d’une brebis à plusieurs reprises, le lui brisant. Après que le tondeur l’ait projetée la tête la première avec un coup de pied, l’enquêteur de PETA États-Unis l’a retrouvée morte. Le tondeur s’est replié, entortillé, et balancé de tout son poids sur le cou et les pattes avant de dizaines de moutons et leur a enfoncé ses doigts dans les yeux. Les séquences vidéo de PETA US ne mettent en lumière qu’une partie de la cruauté observée dans les 19 lieux de tonte visités par les enquêteurs. Ceux-ci ont observé 70 travailleurs employés par neuf entreprises sous-traitées de tonte qui ont maltraité des moutons à Victoria et à New South Wales – les plus gros États producteurs de laine d’Australie – et dans le sud de l’Australie. Chaque année, les employés de ces sous-traitants peuvent tondre un total de plus de 4 millions de moutons.
Aux États-Unis, l’enquêteur de PETA US a documenté la maltraitance et la négligence de moutons par des employés dans 14 ranchs à travers Wyoming – le deuxième producteur de laine du pays – ainsi que dans le Colorado et le Nebraska. En 2013, 3,7 millions de moutons ont été tondus aux États-Unis.
Les moutons sont privés de nourriture et d’eau avant d’être tondus, notamment pour qu’ils se sentent faibles et ne présentent qu’une résistance minimale. Comme l’a expliqué un tondeur, « Imaginez que l’on vous agresse après… vous avoir affamé pendant 24 heures, vous ne seriez pas vraiment en mesure de lutter. »
Les tondeurs sont souvent rémunérés au volume, et non à l’heure, ce qui encourage un travail violent et à la va-vite et qui peut causer de sévères coupures sur les corps des moutons.

L’association de défense des animaux appellent les internautes a boycotter les articles contenant de la laine, la guerre du porte-monnaie menée par chaque consommateur est-elle la plus efficace? Probablement oui dans un premier temps. Peut-être serait-il plus  moderne de contraindre les ateliers de tonte à travailler dans le respect de l’intégrité animale, nous avons besoin de nous pencher collectivement sur l’éthique que nous voulons construire pour le monde animal?

Sous les crampons, un temple antique.

© Denis Gliksman/Inrap
© Denis Gliksman/Inrap

Comme quoi un terrain de foot peut receler quelques trésors inattendus. Comme le veut la procédure lorsqu’un terrain fait l’objet d’un projet commercial, le ministère de la Culture et de la Communication – en l’occurrence, la Direction régionale des affaires culturelles de Picardie – déclenche une procédure de diagnostic archéologique préalable. Le but est de s’assurer que le sol ne recèle pas de traces ou de vestiges archéologiques. Ici, l’emprise totale (c’est-à-dire la quantité de sol occupé par la fouille) est de vingt-deux hectares. Elle correspond à la surface occupée jusque là par deux terrains de football (un terrain adultes, un terrain enfants) et un parking. C’est en sondant le terrain, à cinquante centimètres à peine de la terre végétale, au ras du sol foulé par les footballeurs, que les archéologues chargés du diagnostic tombent sur un vestige protohistorique inattendu : un imposant griffon assis, les ailes déployées.

Véronique Brunet-Gaston, archéologue responsable d’opération Inrap est sollicitée pour expertiser le griffon, en tant que chercheur spécialisé en architecture antique et blocs architecturaux à l’Inrap. On est bien en Gaule romaine, mais le style de la statuaire s’inspire du grand art romain ou grec.

Le sanctuaire
Ce sanctuaire, compris dans une enceinte de 70 m x 105 m, possède deux petits pavillons à l’arrière, dont seules les fondations sont conservées. Au centre, la Cella, puissante plateforme maçonnée, est accessible par un escalier en façade. Elle constitue le cœur du sanctuaire où était érigée la statue d’une divinité. Les archéologues y ont découvert de nombreux éléments de balustrade à décor de « S » affrontés et de lances, ainsi que des éléments de placage en marbre.
Pour lire la suite

LE VIDEOMUSEUM

Videomuseum
Videomuseum

http://www.videomuseum.fr/

Videomuseum est un réseau de musées et d’organismes gérant des collections d’art moderne et contemporain (musées nationaux, régionaux, départementaux ou municipaux, Centre national des arts plastiques qui gère la collection nationale dite fonds national d’art contemporain (fnac), Frac, fondations) qui se sont regroupés pour développer, en commun, des méthodes et des outils utilisant les nouvelles technologies de traitement de l’information afin de mieux recenser et diffuser la connaissance de leur patrimoine muséographique. Les méthodes et outils utilisés dans ce réseau permettent :

• L’informatisation de la documentation et de la gestion des collections par le logiciel Gcoll (inventaire, photothèque, médias numériques, régie, ateliers, constats d’état, restauration, mouvements des œuvres…).

• La diffusion de la connaissance de ces mêmes collections par Internet avec le logiciel Navigart.

De chez vous, vous pouvez vous promener au gré de vos envies, de vos curiosités dans 60 collections, 23 FRAC, rencontrer 29 000 artistes et observer 315 000 œuvres.

Les  collections des FRAC
Les collections des FRAC

 

Capture Videomuseum2

 

 

J’ai ainsi découvert dans la base de recherche du MACVAL le travail des photographes François Despatin et  Christian Gobeli  réalisé en Ile-de-France dans les années 1980.

Despatin et Gobeli, la cartonnerie.
Despatin et Gobeli, la cartonnerie.

1914-1918. Eté 1914. Antoine Drouot. Un feuilleton numérique.

http://www.alaviealaguerre.fr/

#ALVALG
#ALVALG. Capture d’écran.

Eté 1914. Antoine Drouot, un jeune homme de 24 ans, chef de machine dans une imprimerie parisienne, est sur le point d’être mobilisé. Il décide de tenir un journal intime dans lequel il raconte son quotidien, ainsi que celui de ses amis et de sa famille. Ainsi commence « A la vie, à la guerre », récit interactif d’un poilu au cours de la « der des der ». Proposé par les éditions numériques 12-21 dans le cadre des commémorations de la première guerre mondiale, ce feuilleton original, écrit par un professeur d’histoire, Julien Hervieux, s’accompagne d’un blog interactif, alaviealaguerre.fr, où les lecteurs peuvent découvrir la vie des hommes et des femmes pendant le conflit, tout en collant aux événements réels qui se sont déroulés la même semaine, avec un siècle de décalage. Ainsi, les premiers éléments du blog ont été mis en ligne le 28 juin – date du tristement célèbre assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’empire austro-hongrois – mais le premier épisode de l’histoire d’Antoine Drouot a commencé le 3 juillet 1914 et a donc été publié le 3 juillet 2014. Ce blog et le roman-feuilleton « A la vie, à la guerre » sont des œuvres de fiction qui s’appuient sur des sources historiques très documentées : l’auteur travaille à partir des journaux de marche du 24e régiment d’infanterie (journaux établis par le commandement sur le terrain, au jour le jour, et dans lesquels sont décrits les manœuvres, les combats, les trajets, le quotidien des hommes, avec souvent moult détails). Les épisodes sont mis en vente chaque jeudi, jusqu’au 25 décembre. Les deux premiers sont gratuits, les suivants sont vendus 0,99 euro et disponibles chez les e-libraires.

Source : Le Monde.

PARIS, ENTRE PALAIS ET GARE. JUILLET 2014.

Paris La Fête foraine des Tuileries
Paris La Fête foraine des Tuileries

Vais-je oser le comique de répétition ? A chaque promenade je vous inflige la lecture du bulletin météo-pollution d’Air Parif, je ne vais pas couper la tradition inventée et nourrie par mes seuls soins : Oui, vous aurez le bulletin d’Air Parif agrémenté de quelques variantes. Aujourd’hui à Paris, notre capitale de notre belle France, le ciel était bleu, ce matin un vent léger comme un zéphir vous invitait à vous mettre à son diapason : la journée sera douce pour tous ceux qui ne prennent ni le RER, ni la ligne 13 (saturée, un véritable enfer urbain !), ni ne connaissent la solitude de l’homo urbanus en heure de pointe.

Paris RER

Bon! Je sens que je m’éloigne et qu’il est temps de revenir à la surface et d’aller voguer entre le 1er et le 7ème arrondissements, au jardin des Tuileries entre un ancien palais royal déserté depuis la Fronde, le Louvre, et un gare abandonné et devenue musée, Orsay.
Une dernière digression, histoire de tenir la cohérence du propos, invite à se pencher sur l’état de la pollution dans les deux arrondissements susnommés : pas de quoi fouetter son chat, mais quand même!

Air  Parif 1er arrondissement. 02 juillet 2014
Air Parif 1er arrondissement. 02 juillet 2014
Air  Parif 7ème arrondissement. 02 juillet 2014
Air Parif 7ème arrondissement. 02 juillet 2014

Le jardin des Tuileries accueille la fête foraine du même nom, la grande roue est de loin visible et en un lieu (presque minuscule) se bousculent tous les touristes qui viennent voir, se faire voir, photographier un espace qui concentre une part de l’histoire royale, industrielle et ferroviaire de Paris, qui offre des perspectives vers le quartier des affaires de La Défense et nous convie à marcher vers le XXIème siècle commençant. Paris est une aventure et le point de départ de la narration c’est vous qui le fixez, aujourd’hui on part des Tuileries.

Traversons la Seine, quelques centaines de mètres et la perspective change.

 Depuis le Pont royal. La seine et son peitit bateau
Depuis le Pont royal. La seine et son petit bateau

 

Et en se retournant, sur les berges de la Seine les piétons commencent à pérégriner, à flâner .

Paris Les Berges de La Seine.
Paris Les Berges de La Seine.
Paris Les Berges de La Seine.
Paris Les Berges de La Seine.

Avant de partir, une dernière vue prise de la passerelle L.S. Senghor : entre Louvre et Orsay.

Paris . La Seine, Le Louvre et Orsay
Paris . La Seine, Le Louvre et Orsay

 

Et si la guerre en Syrie avait lieu en France ?

Le blog Big Browser 

vient d’éditer un article présentant une infographie sur le thème « Si la guerre en Syrie avait lieu en …« . En voici de larges extraits :

Capture d'écran if we were  Syria ...
Capture d’écran if we were Syria …

Si la France était la Syrie, les habitants d’Avignon et de Cannes seraient tous morts. C’est ce qu’affirment Shannon Gormley et Drew Gough à travers leur projet « If we were Syrian », qui vise à montrer ce que représente le conflit syrien à l’échelle des pays du G7.

La guerre a fait 160 000 morts et plus de 9 millions de déplacés, un bilan colossal qu’il est parfois difficile d’appréhender. Or, si l’on en croit cette initiative, c’est, entre autres, parce qu’elle ne parvient pas à saisir l’ampleur de la guerre que la communauté internationale n’agit que trop peu pour aider la population syrienne.

« Cette initiative a pour objectif d’humaniser les niveaux stupéfiants de morts et de déplacés, qui peuvent être difficiles à imaginer, particulièrement lorsqu’on bénéficie d’un niveau relatif de sécurité et de richesse », explique le site Internet.

« En faisant comprendre à quoi correspond le nombre de morts et de déplacés en Syrie, nous espérons provoquer l’envie d’apporter à la population syrienne le même soutien que nous attendrions si notre pays se trouvait en plein dans ce qui risque de devenir le conflit humanitaire le plus important des temps modernes. »

Ainsi, selon l’infographie du site Internet, si la France était la Syrie, les populations d’Avignon et de Cannes auraient disparu et les 37 plus grandes villes du pays seraient désertées. Parmi ces déplacés, 6,5 millions se réfugieraient dans de petites villes rurales, 2,8 millions seraient réfugiés en Espagne, en Italie, en Suisse, en Grande-Bretagne ou encore en Allemagne. De plus, tous les écoliers du secondaire seraient forcés de quitter leur foyer. Enfin, seuls 27 % du financement attendu par la France aurait été collecté. En effet, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) n’a reçu qu’une partie de l’aide réclamée pour les réfugiés syriens : 1,1 milliard de dollars. « La France s’attendrait à mieux », conclut l’infographie.

En plus de la France, des comparaisons similaires ont été réalisées pour les Etats-Unis, le Canada, l’Allemagne, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni.

Capture d'écran if we were  Syria. Comparaison avec d'autres pays.
Capture d’écran if we were Syria. Comparaison avec d’autres pays.

Pour lire la suite de l’article :

PARALLÈLE – Et si la guerre en Syrie avait lieu en France ? | Big Browser.

Pour visiter le site :

http://ifweweresyrian.org/