Recherche

La Biblogotheque

d'une poule sur un mur.

Catégorie

Mers et océans

Le réchauffement planétaire vu par la NASA

Ben voilà … Que dire de plus?

Urbabillard

Les images de la NASA montrent comment la terre se réchauffe, de manière accélérée. La réalité d’aujourd’hui dépasse les projections les plus pessimistes des scientifiques du 20e siècles. Il est grand temps que les efforts tant globaux que locaux se coordonnent afin de réduire la pollution et préserver le climat.

View original post

Maintenant, mais avant ?

Maintenant, mais avant c’était comment ? Cette interrogation quelque peu naïve peut très bien faire office d’introduction pour vous présenter une application développée par le vénérable IGN : Institut national de l’information géographique et forestière.
Cette application « Remonter le temps » en ligne et gratuite permet à tous de se lancer dans une comparaison de paysages à différentes époques et avec différents supports : vous choisissez un lieu ou un espace et vous pouvez dans une double fenêtre demander une comparaison des cartes anciennes et nouvelles ou encore des cartes et des photographies aériennes.
Remonter le temps.Capture.

Prenons par exemple la ville de Brest, vous savez cette sous-préfecture du Finistère, ville française de métropole la plus proche des Etats-Unis. La ville du bout de la France, en comparant deux photo aériennes on distingue très nettement l’extension du port de plaisance et la construction de la digue Jean François de la Pérouse.

Brest. Remonter le temps
Brest. Remonter le temps

Vous pouvez aussi observer les évolutions du site en mettant en miroir une carte IGN et la carte de Cassini qui date du XVIIIè siècle, comme votre souris est active su les deux cartes simultanément vous ne perdez jamais la localisation. Ici, par exemple, on voit que Brest est une ville qui s’est développée depuis l’époque moderne de part et d’autre de La Penfeld. L’outil «loupe » à droite offre la possibilité de surimposer des zones.

Brest. Remonter le temps2
Brest. Remonter le temps2

Bon voyage et belles découvertes ….

L’enfant et le néant. I…

Pas de guerre sans images, cela relève du truisme. Les sociétés en guerre produisent des images, de toute nature, des conflits dans lesquels elles s’embourbent. Ces images expliquent, justifient, réfléchissent, excusent. En un mot, elles donnent à voir la manière dont nous nous mettons en scène et la manière dont nous nous représentons l’ennemi . Ces images opposent souvent la brutalité de l’ennemi à l’innocence des outragés. Nous avons tous en tête des images devenues iconiques, des symboles de « l’horreur ». La plupart du temps ce sont les femmes et les enfants qui occupent le devant de la scène. Rappelez vous cette photographie d’une femme algérienne qui symbolise l’horreur du massacre des civils en 1992 quand le Front Islamique du Salut puis le G.I.A. (Groupes Islamiques Armés) entrent en guerre contre l’Etat incarné par l’unique F.L.N.

Massacres de civils en Algérie

Maintenant, si nous évoquons le drame humain qui se joue à nos portes, à nos frontières, à nos murs de barbelés nous le qualifions de « crise des migrants ». Je ne sais pas vraiment qui en crise : certainement les hommes, les femmes, les enfants qui fuient les horreurs de la guerre, probablement notre (mon) Europe démunie, apeurée, dépassée. S’il faut trouver une image de cette déréliction qui nous enveloppe, un cliché surgit et nous envahit : celui d’un enfant échoué sur une plage dont nous connaissons l’identité légale, Aylan Kurdi.

le-corps-d-un-enfant-migrant-mort-noye-sur-une-plage-de-bodrum-au-sud-de-la-turquie-apres-le-naufrage-d-un-bateau-transportant-des-refugies-le-2-septembre-2015
le-corps-d-un-enfant-migrant-mort-noye-sur-une-plage-de-bodrum-au-sud-de-la-turquie-apres-le-naufrage-d-un-bateau-transportant-des-refugies-le-2-septembre-2015

Cette dernière photo invite inévitablement à se poser plusieurs questions :
– Pourquoi et en quoi un enfant symboliserait-il un conflit, une crise, une guerre ?
– Est-ce une nouvelle manière de représenter ce que nous jugeons insupportable ?
– Y a-t-il ici une concurrence des victimes ? En d’autres termes, maladroits j’en ai conscience, Le Dormeur du val a-t-il du céder sa place à l’Enfant échoué ?

Nous avons tous en tête des images d’enfants et de guerre, ce billet est ouvert à vos questions ou suggestions, n’hésitez pas à en faire part car il est à suivre.

L’île des esclaves oubliés.

Dessin d'une classe de CM2 de Semoy envoyés à l'occasion de la quatrième mission sur l'île de Tromelin. 2013
Dessin d’une classe de CM2 de Semoy à l’occasion de la quatrième mission sur l’île de Tromelin. 2013

Un caillou de 1 km² dont le point culminant est à 7 mètres, un minuscule récif corallien dans l’océan Indien situé à 450 km à l’Est de Madagascar et 535 km au Nord de La Réunion, nommé l’Ile de Sable puis Tromelin. L’île est aujourd’hui rattachée aux T.A.A.F. (la collectivité des Terres Australes et Antarctiques Françaises).

Trimbre du chevalier de Tromelin
Trimbre du chevalier de Tromelin

Une île corallienne : voila le décor paradisiaque de la tragédie qui s’y joue dans la nuit du 31 juillet 1761, l’Utile se brise sur le récif de corail, le gouvernail est arraché, les ponts s’effondrent. L’Utile est prisonnier au milieu des déferlantes.

Détail de la carte sur laquelle l’île de Sable, ici nommée « Islot de Sable », © BNF
Détail de la carte sur laquelle l’île de Sable, ici nommée « Islot de Sable », © BNF

 

 

Tromelin.
Tromelin.

1/ Esclaves et contrebande.

Construit et armé à Bayonne, l’Utile appareille pour l’île de France, aujourd’hui Maurice, en novembre 1760. Le navire appartient à la Compagnie française des Indes orientales : créée en 1664 par Colbert, elle dispose du monopole du commerce vers l’Afrique, l’océan Indien et les Indes. Les Mascareignes, ce groupe d’îles du sud-ouest de l’océan Indien comprenant notamment Maurice et La Réunion, ont été colonisées par la France entre la fin du XVIIe et le XVIIIe siècles. Elles représentent une étape indispensable sur la route des Indes et de la Chine.

Prise de la frégate anglaise de 44 canons
Prise de la frégate anglaise de 44 canons « the Ceylon » par la frégate française « La Vénus » au large de l’île de France (île Maurice) fin 18e siècle.

 

L’Utile une flûte de 800 tonneaux est construit pour la Marine Royale à Bayonne, il lève l’ancre pour l’île de France, qu’il atteint le 12 avril 1761 après 147 jours de navigation.

Dans l’océan Indien, le commerce des esclaves en provenance du Mozambique et de Madagascar alimente en main d’œuvre les plantations coloniales des Mascareignes. Quand, le 27 juin 1761, l’Utile est envoyé à Madagascar pour en ramener des vivres, son capitaine Jean de La Fargue a néanmoins interdiction d’y acheter des esclaves comme c’est l’usage. L’Utile n’est pas un navire négrier, mais un bâtiment de transport classique destiné à apporter aux colonies produits et matériaux de la métropole, avant d’y retourner avec une cargaison de produits coloniaux, tels que du café ou du sucre. Bénéficiant de complicités multiples, La Fargue embarque pourtant près de 160 esclaves malgaches, qu’il compte débarquer sur l’île Rodrigues. Quand il quitte Madagascar, le bateau ne suit donc pas la route habituelle vers l’île de France, mais navigue au nord, passant à proximité de l’île de Sable…

Des erreurs d’observation et l’imprudence du capitaine, qui décide de naviguer de nuit malgré les mises en garde de son premier pilote, expliquent pour partie le naufrage. (Source )

2/ Les survivants, les abandonnés.

Parmi les survivants, sur les 143 hommes qui formaient l’équipage, 21 sont morts noyés et 122 ont réussi à rejoindre l’île. Concernant les 160 esclaves, seuls 88 survivront au naufrage. 72 ont péri car, au moment du naufrage, ils sont parqués dans la cale fermée par des panneaux cloués. Ils ne peuvent s’échapper qu’une fois la coque de l’Utile disloquée.

La première urgence est de trouver de l’eau potable en creusant un puits. Après une tentative infructueuse, une « liqueur épaisse et blanche comme du lait », mélange d’eau douce et d’eau salée, est découverte par 5 mètres de profondeur dans la soirée du 3 août. En trois jours de privations, une trentaine de Malgaches sont morts. Aucun Français.

La mer rejette sur la plage des ustensiles et des aliments issus de l’épave que les rescapés récupèrent pour organiser leur survie. Ils exploitent également les maigres ressources de l’île, particulièrement les œufs des oiseaux qui y nichent en grand nombre et les tortues. Les marins cherchent, en outre, à extraire de l’épave les matériaux nécessaires à la construction d’une embarcation de fortune pour rallier Madagascar. C’est le premier lieutenant de l’Utile, Castellan du Vernet, qui en dessine le plan.

Dans une lettre qu’il adresse au ministre de la marine, M. de Sartine, Barthélémy Castellan du Vernet revient sur son inlassable énergie pour sauver les marins français (Source )

Castellan du Vernet à Sartine1. 1763
Castellan du Vernet à Sartine1. 1763
Castellan du Vernet à Sartine2. 1763
Castellan du Vernet à Sartine2. 1763

Castellan du Vernet constate vite qu’aucune pièce de charpente suffisamment longue n’a pu être récupérée pour fabriquer un bateau à même de transporter tous les survivants. En deux mois, ils construisent une embarcation de fortune baptisés La Providence. L’embarcation est mise à l’eau le 27 septembre 1761, avec à son bord cent vingt-et-un marins. Entre 60 et 80 esclaves malgaches survivants sont abandonnés sur l’île avec trois mois de vivres et la promesse de Castellan de venir les chercher. La Providence atteint Madagascar après quatre jours de mer. Dans les semaines qui suivent, l’équipage rejoint Port-Louis (Maurice). Le gouverneur de l’île de 1759 à 1766, Antoine Marie Desforges-Boucher recueille les rescapés mais refuse en revanche d’envoyer un navire pour porter secours aux esclaves.

3/ L’oubli et les traces.

Ce n’est que quinze ans plus tard, le 29 novembre 1776, que le chevalier de Tromelin commandant de la corvette La Dauphine accoste sur l’Ile et recueille les survivants : sept femmes et un bébé de 8 mois.

Deux siècles et demi plus tard, au terme d’une longue enquête historique mené par Max Guérout, une mission archéologique débarque sur l’ile Tromelin pour retrouver les traces des esclaves oubliés.

Fouille à Tromelin Scène de fouille à Tromelin. © Jean-François Rebeyrotte, GRAN
Fouille à Tromelin
Scène de fouille à Tromelin.
© Jean-François Rebeyrotte, GRAN

Entre 2006 et 2013, les fouilles archéologiques conduites sur l’île de Tromelin ont permis de redonner la parole aux esclaves malgaches qui, à partir de 1761 et pendant quinze ans, ont vécu, abandonnés, sur ce minuscule écueil cerné par les déferlantes. Les campagnes de fouilles permettent de répondre aux questions suivantes : Comment les esclaves abandonnés se sont-ils nourris ? Comment s’est organisée leur vie quotidienne ? Comment conserver ce que l’épave de l’Utile a rejeté ? Qu’ont-ils faits des morts ?

Plan des fouilles
Plan des fouilles

Ces recherches sont emblématiques des travaux qui se déroulent depuis les années 2000 dans l’océan Indien sur les traces de l’esclavage colonial.

Le documentaire complet : les esclaves oubliés de l’île Tromelin sur TV5Monde

4/ L’exposition itinérante : Tromelin, l’île des esclaves oubliés.

Tromelin, l’île des esclaves oubliés  est présentée à la fois sur le territoire métropolitain et dans l’océan Indien avec une scénographie commune mais adaptée aux lieux d’accueil, ainsi que sous une forme plus légère dans l’arc antillais. Dans l’océan Indien, le musée Stella Matutina  (île de La Réunion) accueille l’exposition du 28 janvier au 30 septembre 2016. Une itinérance est prévue à Maurice et Madagascar.

Savoia Sylvain. Les esclaves oubliés de Tromelin
Savoia Sylvain. Les esclaves oubliés de Tromelin

En métropole, l’exposition reste à l’affiche au Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes jusqu’au 30 avril 2016.   Elle sera ensuite accueillie à le Maison de la communauté d’Agglomération de Lorient du 28 mai au 30 octobre 2016, puis au Musée d’Aquitaine à Bordeaux.

Forte de sa thématique universelle autour de l’esclavage, l’exposition est également présentée dans l’arc antillais dans une itinérance de panneaux déroulants dans des lieux clés de transmission du patrimoine, dont le Musée d’Archéologie et de Préhistoire de la Martinique  jusqu’au 31 mars 2016. (Source )

 

Pour aller plus loin

– Dominique Le Brun (Direction) : Les naufragés, 2014 Omnibus.

– Max Guérout et Thomas Romon, « Tromelin (océan Indien) », Les nouvelles de l’archéologie, 108/109 | 2007, mis en ligne le 27 avril 2011,: http://nda.revues.org/158

– Thomas Romon et Max Guerout, « La culture matérielle comme support de la mémoire historique : l’exemple des naufragés de Tromelin », In Situ,  20 | 2013, mis en ligne le 15 février 2013, URL : http://insitu.revues.org/10182 .

– Sylvain Savoia, Les esclaves oubliés de Tromelin ,  éditions Dupuis/Aire libre, 2015.

– Le dossier complet sur le site de l’INRAP : http://www.inrap.fr/magazine/Tromelin/Accueil#Tromelin

 

Tu préfères être … un bonbon ou une crevette?

La question peut paraître incongrue, déplacée voire carrément sotte … et pourtant. C’est l’interrogation que vous soumet Product qui vous invite à suivre l’ odyssée de 10 produits de consommation.

Pour répondre à ces questions : D’où viennent les objets? Qui les transforme? Qui les touche? Quels chemins empruntent-ils pour parvenir à nos assiettes?

Capture d'écran. ProductArte.tv
Capture d’écran. ProductArte.tv

La série documentaire Product vous propose d’incarner certains produits phares afin d’en sonder les secrets les plus intimes. En vision subjective, chaque film remonte le temps à toute allure pour en suivre les pérégrinations, de transformations en rationalisations, de la Chine au Brésil, en passant par le Kazakhstan. (Source)

Il y a quelques années, j’ai déjà regardé un documentaire sur le marché des cheveux et la vente des extensions de cheveux, en éprouvant un réel malaise. Ce malaise ne s’est aucunement dissipé au visionnage de ce nouveau périple capillaire.

Dans de gigantesques halls, les personnes sont alignées côte à côte, dans l’attente d’être tondues. Les cheveux sont donnés en offrande aux dieux pour bénir et protéger sa famille. Toute l’année, des dizaines de milliers d’hommes et de femmes se rendent en pèlerinage dans des temples, à Tirumala [en Inde] , à cet effet. Mais ce que les pèlerins ignorent, c’est que les temples ont construit tout un business autour de cette pratique religieuse : la chevelure est vendue dans des ventes aux enchères : selon sa longueur, un kilo de cheveux peut apporter entre 100 et 700 €. L’argent que les temples récoltent grâce à ce commerce est utilisé pour des projets humanitaires comme construire des écoles, des hôpitaux ou encore des orphelinats. Après traitements, ces cheveux finissent sous forme d’extensions qui viennent orner les coiffures des occidentales, à la recherche d’un ajout esthétique. (Source)

ProductTM. ArteTV.cheveux
Capture d’écran. Les extensions de cheveux.

Vous pouvez visionner les reportages jusqu’à la fin de l’année … 2018.

La poule et le requin.

Aquarium Ripley's, beaucoup de monde dans le bocal.
Aquarium Ripley’s, beaucoup de monde dans le bocal.

Cela ressemble à un titre de fable et pourtant il n’en est rien. Cette histoire avait plutôt mal commencé : un hall bondé, de jeunes parents avec leur poussette, des enfants nourris sans être éduqués qui hurlent, gesticulent et vous bousculent : il y a vraiment des coups de bec qui se perdent ! Comment ne pas s’en vouloir de s’être laissée entrainer dans un lieu clos alors que le soleil brille dehors, surpeuplé quand les espaces vous appellent ?

Aquarium Ripley's Toronto.
Aquarium Ripley’s Toronto.

Je tente de regarder des aquariums et l’envie de rejoindre le monde du silence m’envahit quand je me noie dans cet insupportable brouhaha, mais des restes de bonne éducation m’interdisent de remonter le courant vers la sortie. Nous voilà en vacances à Toronto et nous plongeons dans l’aquarium Ripley’s :

Toit de l'aquarium Ripley's vu de la CN Tour
Toit de l’aquarium Ripley’s vu de la CN Tour

 

Une première partie de visite assez éprouvante, mais la tonalité a changé à l’entrée du tunnel même si les visiteurs sont très nombreux.

Aquarium. Début du tunnel.
Aquarium. Début du tunnel.

Mes yeux ont commandé le silence à mes oreilles et j’ai admiré le spectacle :

 

Le D Day en 3D

Le débarquement reconstitué, au delà de la prouesse technique et numérique, il s’agit d’un reportage à ne pas manquer qui sera diffusé ce soir sur France3 :

D Day, ils ont inventé le débarquement
D Day, ils ont inventé le débarquement

Pour voir la bande annonce

Cet article vous explique les coulisses de cette aventure humaine et numérique, et l’émission Thalassa vous propose d’en savoir un peu plus.

Le port d’Arromanches reconstitué.

Bonne soirée à vous tous.

 

Le trafic aérien d’une journée en un coup d’oeil

Pour un coup d’œil vu du ciel et comprendre aussi une géographie des mobilités et de la mondialisation.


Le mouvement du monde

LE KIOSQUE MÉDIAS

Sur Wired

Dans une journée d’été typique, environ 30 000 avions traversent le ciel européen. Ce vidéo vous montre leurs trajets en seulement 2 minutes.

View original post

cabanon en ruine

Pour continuer le tour des lieux en errance, dans un autre lieu et sous une autre atmosphère que celle de Ian Ference ou Thomas Jorion. Le spectacle est toujours aussi fascinant.

Capteuse_d'images

cabanon en ruine (1)cabanon en ruine (2)cabanon en ruine (3)

View original post

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :