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d'une poule sur un mur.

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Princesse Leia Organa et Osiris

Quels peuvent bien être les points communs entre un dieu égyptien et l’un des personnages centraux de la saga Star Wars? Quelles sont les parentés entre le panthéon égyptien et Stargate?

Osiris dieu du panthéon égyptien, inventeur de l'agriculture et de la religion.
Osiris dieu du panthéon égyptien, inventeur de l’agriculture et de la religion.
La princesse Leia Organa d'Alderaan, femme politique sensible née en 19 av. BY (la Bataille de Yavin) au Centre Médical de la République sur Polis Massa.
La princesse Leia Organa d’Alderaan, femme politique sensible née en 19 av. BY (la Bataille de Yavin) au Centre Médical de la République sur Polis Massa.

 

Stargate
Stargate

La réponse de l’énigme se trouve en Belgique au musée royal de Mariemont qui vous invite jusqu’au mois de novembre 2016 à  l’exposition :

DE STARGATE ™ AUX COMICS. LES DIEUX ÉGYPTIENS DANS LA CULTURE GEEK (1975-2015)
DE STARGATE ™ AUX COMICS. LES DIEUX ÉGYPTIENS DANS LA CULTURE GEEK (1975-2015)
DE STARGATE ™ AUX COMICS. LES DIEUX ÉGYPTIENS DANS LA CULTURE GEEK (1975-2015)

Cette exposition a été cofinancée grâce à une campagne de corwdfunding qui a permis la location de costumes et des objets originaux provenant du film Stargate et de la série Stargate SG-1, leur transport et leur assurance.

Les dieux égyptiens dans la culture geek.
Les dieux égyptiens dans la culture geek.

L’Egyptomanie concept forgée au XIXème siècle caractérise la fascination pour la culture et l’histoire de l’Egypte antique, née après la campagne de Bonaparte et l’expédition scientifique du Baron Denon s’est perpétuée au XX e siècle dans des décors de salles de cinéma et de jardins zoologiques. Le succès du film Cléopâtre réalisé par Mankiewicz en 1963 témoigne de la persistance de cette fascination pour l’histoire et la culture de l’Egypte. Dans les années 70, l’égyptomanie s’exprime différemment ; le film et la série Stargate avancent l’hypothèse de dieux astronautes.

de stargate aux comics.@P Goffaux
de stargate aux comics.@P Goffaux

L’exposition propose de vrais décors et de vrais costumes du film et de la série empruntés à des collectionneurs privés. On y retrouve par exemple les masques d’Apophis, de Râ ou encore d’Anubis. Des dieux de l’Égypte Antique transformés en personnages de fiction, et dont le rôle fictif correspond souvent au rôle mythique. À côté de Stargate, l’Égypte ancienne a aussi inspiré les auteurs de comics, de bande dessinée et même de jeux vidéos chers à la communauté geek. À côté de superhéros égyptiens comme Isis, les mythiques Batman ou Lara Croft évoluent entre les pyramides aux côté d’Osiris . La culture populaire continue de puiser dans la mythologie égyptienne comme le tout dernier X-Men Apocalypse. Une œuvre fictionnelle qui permet tout de même, comme d’autres, de susciter l’intérêt de millions de téléspectateurs pour l’Égypte ancienne. (Source)

Lara Croft et le temple d'Osiris
Lara Croft et le temple d’Osiris

Maintenant, mais avant ?

Maintenant, mais avant c’était comment ? Cette interrogation quelque peu naïve peut très bien faire office d’introduction pour vous présenter une application développée par le vénérable IGN : Institut national de l’information géographique et forestière.
Cette application « Remonter le temps » en ligne et gratuite permet à tous de se lancer dans une comparaison de paysages à différentes époques et avec différents supports : vous choisissez un lieu ou un espace et vous pouvez dans une double fenêtre demander une comparaison des cartes anciennes et nouvelles ou encore des cartes et des photographies aériennes.
Remonter le temps.Capture.

Prenons par exemple la ville de Brest, vous savez cette sous-préfecture du Finistère, ville française de métropole la plus proche des Etats-Unis. La ville du bout de la France, en comparant deux photo aériennes on distingue très nettement l’extension du port de plaisance et la construction de la digue Jean François de la Pérouse.

Brest. Remonter le temps
Brest. Remonter le temps

Vous pouvez aussi observer les évolutions du site en mettant en miroir une carte IGN et la carte de Cassini qui date du XVIIIè siècle, comme votre souris est active su les deux cartes simultanément vous ne perdez jamais la localisation. Ici, par exemple, on voit que Brest est une ville qui s’est développée depuis l’époque moderne de part et d’autre de La Penfeld. L’outil «loupe » à droite offre la possibilité de surimposer des zones.

Brest. Remonter le temps2
Brest. Remonter le temps2

Bon voyage et belles découvertes ….

Paris comme vous ne l’avez jamais entendu!

Paris comme vous ne l’avez jamais entendu ! C’est l’expérience que propose la musicologue Mylène Pardoen, du laboratoire Passages XX-XXI, à travers le projet Bretez. Un nom qui n’a pas été choisi par hasard : la première reconstitution historique sonore conçue par ce collectif associant historiens, sociologues et spécialistes de la 3D, a en effet pour décor le Paris du XVIIIe siècle cartographié par le célèbre plan Turgot-Bretez de 1739 – Turgot, prévost des marchands de Paris, en étant le commanditaire, et Bretez, l’ingénieur chargé du relevé des rues et immeubles de la capitale.

Le paysage sonore a été reconstitué à partir de documents d’époque, notamment Le Tableau de Paris,publié en 1781 par Louis-Sébastien Mercier, et des travaux d’historiens comme Arlette Farge, spécialiste du XVIIIe, Alain Corbin, connu pour ses recherches sur l’histoire des sens, ou encore Youri Carbonnier, spécialiste des maisons sur les ponts. Au cours de la visite, on entend  les coups de hache d’un boucher de la rue de la Grande-Boucherie, le bruit du grattage des peaux des tanneurs de la rue de la Pelleterie, le cliquetis d’une imprimerie de la rue de Gesvres… S’y entremêlent les cris et bruits des gestes des bateliers et lavandières. S’y ajouteront d’autres acoustiques comme le bruit de sabots des chevaux, les cloches de Notre-Dame ou le chuintement des poulies du guindeau, ce grand filet qui barrait la Seine pour arrêter tout ce qui flottait.

Près de 95 % des sons sont naturels, ceux des machines comme le métier à tisser ont été enregistrés sur d’authentiques engins anciens. Seul le ronronnement de la pompe Notre-Dame, qui remontait l’eau de la Seine pour la consommation des Parisiens, a été reconstitué à partir du bruit d’un moulin à eau. « J’essaie de pousser loin le détail », avoue-t-elle.

Au total, 70 tableaux sonores ont été façonnés. Un travail collectif, insiste la chercheuse, associant des graphistes et des historiens, et parrainé par Daniel Roche, professeur honoraire d’histoire moderne au Collège de France.

« Il s’agit de la première reconstitution en 3D où l’image et le son sont conçus au même moment : le son est au centre de la création, ce n’est pas un habillage comme on le fait aujourd’hui dans de nombreuses fictions » (Source

Lien vers la vidéo.

 

Si tu le permets, je vais calculer le nombre de volumes que la bibliothèque universelle devrait comporter. K. Lasswitz

Au XVIè siècle le peintre Arcimboldo réalise le portrait d’un homme livre, cet assemblage de pages, de couvertures en cuir, de feuillets, d’élégants marque-pages devient forme humaine. Et si le corps et l’esprit humains pouvaient contenir tous le savoir couché dans les livres?

Arcimboldo homme livre

Au début de l’année dernière, j’avais écrit un court billet sur la bibliothèque du Vatican qui à partir  d’un site web met en accès libre des centaines de manuscrits numérisés. N’avez-vous jamais succombé à l’illusion d’une bibliothèque universelle : avoir accès à tous les livres, manuscrits écrits, édités, conservés et parvenus jusqu’à nous?

Au début du siècle, entendez le XXème siècle, le physicien Kurd Lasswitz, dans une nouvelle intitulée La Bibliothèque universelle pose la question suivante : Eh bien, supposons. De combien de caractères d’imprimerie aurait-on besoin pour publier l’ensemble des belles lettres et de la littérature populaire ? (Pour lire la suite)

L’idée d’une bibliothèque universelle est reprise par J.L. Borges dans sa Bibliothèque de Babel.

Construction de la Tour de Babel Maître de la Mort (15e siècle)

La bibliothèque de Borges chaque livre contient en moyenne 410 pages et chaque page contient 40 lignes de texte, elles-mêmes composées de 80 caractères chacune. Chaque livre contient donc 1 312 000 caractères et utilise toutes les lettres de l’alphabet (26 lettres), plus l’espace, la virgule et le point, ce qui porte à 29 le nombre de signes différents utilisables.

La bibliothèque comporte donc 291 312 000 livres (29 multiplié par lui-même 1 312 000 fois), ce qui donne un nombre composé de près de deux millions de chiffres. Pour prendre la mesure d’un tel nombre, l’imprimer requerrait 500 pages A4, remplirait un roman de 1 100 pages en format de poche et, écrit en ligne droite, mesurerait environ 354 kilomètres de long.

La place que prendrait une telle bibliothèque donne le tournis. Si l’on imagine qu’un livre occupe un volume de 3 000 cm3, et si l’on part du postulat que l’univers observable est une sphère de 46 milliards d’années-lumière de rayon (ce qui est une approximation rapide, mais passons), de rapides calculs indiquent que l’on peut stocker dans cet univers environ 2,8 × 1050 livres. Si elle existait, la bibliothèque imaginée par Borges remplirait non seulement l’univers tout entier, mais en nécessiterait beaucoup plus. Combien ? Environ 101 918 616, ce qui constitue un nombre à peu près aussi grand que celui mentionné plus haut. Vertigineux, non ? (Source)

Cette bibliothèque n’existe pas physiquement mais est bien réel numériquement, s’il fallait la représenter elle ressemblerait à ça :

libraryofbabelElle est organisée en pièces hexagonales, composées de 4 murs supportant chacun 5 étagères. Sur chaque étagère reposent 32 livres de 410 pages environ.

libraryofbabel1

libraryofbabel2

Cette bibliothèque est conçue par Jonathan Basile :

libraryofbabel3

https://libraryofbabel.info/

 

Cette bibliothèque totale ne comprend pas tous les livres mais contient toutes les pages possibles (4,7 × 10 exposant 4 679 pages différentes) . Le contenu est généré par un algorithme. Chaque page a un numéro unique qui lui est propre et qui l’identifie dans la bibliothèque. L’algorithme utilise ensuite ce numéro de page pour générer un nombre pseudo-aléatoire unique qui est lui-même converti en base 29, c’est-à-dire en texte utilisant les 29 signes cités précédemment : le texte de la page est généré. Le même numéro de page créera donc la même page à chaque fois.

Donc tout ce qui a été écrit est dans la bibliothèque. Mais plus fort, grâce à l’algorithme mis au point par J. Basile les pages qui n’ont pas encore été écrites existent déjà dans cette bibliothèque totale. Vertigineux ou effrayant??

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