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d'une poule sur un mur.

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Tondre, torturer et vomir.

Comment tuons-nous les animaux que nous mangeons? Y a-t-il un traitement différent dans la mise à mort entre les herbivores, les caprins et  les gallinacés, entre les animaux de boucherie et ceux qui nous chassons? Quelle place occupons-nous dans la chaine alimentaire, à priori la première mais de ça je n’en suis pas si sûre?
Je suis carnivore, j’aime la viande blanche, rouge, crue, grillée, bouillie, je ne cultive aucun interdit alimentaire imposé par un pouvoir tutélaire, ce que je ne mange pas à avoir avec des tabous. Même si je suis un être omnivore je n’avale pas mes semblables humains, je ne peux consciemment me nourrir de charognards, d’animaux de compagnie (chien, chat ou cheval), de rongeurs … Quand je mange une  « bonne viande », je remercie l’animal et j’avoue me passionner sur les mécanismes et les rites à l’œuvre dans toutes les cuisines du monde. J’aime aussi le lait et le beurre et aussi la laine des moutons. Je ne sais pas pourquoi je me sens dans l’obligation d’énoncer toutes ces précautions oratoires, probablement parce que je ne partage pas les emballements des tenants de la cause animale, parce que je me méfie d’une certaine écologie mais surtout parce que je n’ai pas pu regarder les deux vidéo qui suivent au-delà de la première minute.
Des employés qui assènent des coups de poing à la face de moutons terrifiés, les frappent avec des tondeuses électriques et un marteau, leur entaillent la chair, les piétinent ou leur plient le cou au point de le briser. Des animaux en sang, d’autres qui meurent. Voilà ce que révèlent des vidéos à la fois très violentes et choquantes, publiées mercredi 9 juillet par l’association de défense des droits des animaux PETA (People for ethical traitment of animals), à l’issue d’une vaste enquête sur la production de laine en Australie et aux États-Unis.

Pendant plus d’un an, de fin 2012 à mars 2014, trois militants de l’ONG américaine, qui milite pour une éthique dans le traitement des animaux, se sont faits passer pour des ouvriers dans 19 ateliers de tonte dans les Etats australiens de Victoria, Nouvelle Galles du Sud – les deux plus gros producteurs de laine du pays – et d’Australie-Méridionale. Ils ont filmé en caméra cachée les maltraitances perpétrées par 70 employés sur les animaux. Dans ces immenses établissements, près de 4 millions de moutons sont tondus chaque année.

Entre mi-mars et mi-mai 2014, un autre enquêteur a documenté de la même façon la maltraitance de moutons par des employés dans 14 ranchs américains, à travers Wyoming – le deuxième producteur de laine du pays – le Colorado et le Nebraska.
(Source)

Voici quelques extraits du texte que vous pouvez lire sur le site de l’association Pour une Éthique dans le Traitement des Animaux.

Comme vous pouvez le voir dans ces séquences vidéo exclusives, des tondeurs de moutons ont donné de violents coups de poings au visage de ces animaux inoffensifs, les ont battus et frappés à la tête avec des cisailles en métal bien aiguisées et même avec un marteau. Ces agressions ont souvent laissé ces moutons pétrifiés saigner des yeux, du nez et de la bouche.
Un tondeur a tordu et plié le cou d’une brebis à plusieurs reprises, le lui brisant. Après que le tondeur l’ait projetée la tête la première avec un coup de pied, l’enquêteur de PETA États-Unis l’a retrouvée morte. Le tondeur s’est replié, entortillé, et balancé de tout son poids sur le cou et les pattes avant de dizaines de moutons et leur a enfoncé ses doigts dans les yeux. Les séquences vidéo de PETA US ne mettent en lumière qu’une partie de la cruauté observée dans les 19 lieux de tonte visités par les enquêteurs. Ceux-ci ont observé 70 travailleurs employés par neuf entreprises sous-traitées de tonte qui ont maltraité des moutons à Victoria et à New South Wales – les plus gros États producteurs de laine d’Australie – et dans le sud de l’Australie. Chaque année, les employés de ces sous-traitants peuvent tondre un total de plus de 4 millions de moutons.
Aux États-Unis, l’enquêteur de PETA US a documenté la maltraitance et la négligence de moutons par des employés dans 14 ranchs à travers Wyoming – le deuxième producteur de laine du pays – ainsi que dans le Colorado et le Nebraska. En 2013, 3,7 millions de moutons ont été tondus aux États-Unis.
Les moutons sont privés de nourriture et d’eau avant d’être tondus, notamment pour qu’ils se sentent faibles et ne présentent qu’une résistance minimale. Comme l’a expliqué un tondeur, « Imaginez que l’on vous agresse après… vous avoir affamé pendant 24 heures, vous ne seriez pas vraiment en mesure de lutter. »
Les tondeurs sont souvent rémunérés au volume, et non à l’heure, ce qui encourage un travail violent et à la va-vite et qui peut causer de sévères coupures sur les corps des moutons.

L’association de défense des animaux appellent les internautes a boycotter les articles contenant de la laine, la guerre du porte-monnaie menée par chaque consommateur est-elle la plus efficace? Probablement oui dans un premier temps. Peut-être serait-il plus  moderne de contraindre les ateliers de tonte à travailler dans le respect de l’intégrité animale, nous avons besoin de nous pencher collectivement sur l’éthique que nous voulons construire pour le monde animal?

Les animaux de Noël.

Tympan subsistant du portail de l'église de LA CHARITE-SUR-LOIRE ( Nièvre )
Tympan subsistant du portail de l’église de LA CHARITE-SUR-LOIRE ( Nièvre ). Source.
Amendola Aurelio. Chaire de l'église sant'Andrea (Pistoia), 1986.
Amendola Aurelio. Chaire de l’église sant’Andrea (Pistoia), 1986. (Source)
Piero della Francesca (vers 1422-1492)
Piero della Francesca (vers 1422-1492)
Domenico Ghirlandaio. 1449 - 1494. Détail
Domenico Ghirlandaio. 1449 – 1494. Détail

Quoi de plus évident de que faire appel à un grand médiéviste, spécialiste de l’histoire des couleurs, de l’héraldique et aussi du statut de l’animal  : Michel Pastoureau invité de l’excellente concordance des temps de J.N. Jeanneney.

Je vous invite à ré-écouter avec plaisir et délectation l’émission du samedi 21 décembre.

Animaux de Noel
Source.

Aux bonheurs prochains des réveillons familiaux, nous allons contribuer modestement ce matin. Nous allons le faire en nous intéressant à quoi ? Aux animaux de Noël. Car il en existe plusieurs. Ceux d’abord que l’on consomme, selon des rituels dont la longue histoire n’est pas aussi futile qu’on pourrait le croire au premier regard. Les comportements collectifs célébrant la fête de la Nativité ont en effet privilégié, depuis des siècles, trois animaux spécifiques, à savoir le cochon, composante majeure de toutes les ripailles, le cochon avec lequel les hommes ont entretenu de très longue date des relations extrêmement ambivalentes, et aussi, l’oie, et surtout, plus récemment, la dinde, qui a envahi les tables aristocratiques en France, en provenance de l’Amérique, dès le XVIe siècle. Mais auparavant nous allons braquer notre attention sur la crèche et sur deux animaux de statut bien plus marquant, du plus sacré jusqu’au plus féérique, entendez l’âne et le bœuf. Pour découvrir, vous allez le voir, que leur place autour du berceau divin a grandement varié, en présence et en portée, de siècle en siècle, et que ces évolutions renseignent sur les mutations de la foi, telle que celle-ci peut s’exprimer dans la profondeur des adhésions populaires à un christianisme en mouvement. Nul mieux que le grand historien des couleurs, des animaux et des symboliques, qu’est Michel Pastoureau, que j’ai souvent convié à ce micro, ne pouvait nous conduire sur les chemins de ces interprétations multiformes. (Source).

On le consomme et pourtant il n’a pas le droit à sa place dans  la crèche … peut-être parce que Tout est bon l’cochon! Comme le chante Juliette : 

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