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d'une poule sur un mur.

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Cartographie

Maintenant, mais avant ?

Maintenant, mais avant c’était comment ? Cette interrogation quelque peu naïve peut très bien faire office d’introduction pour vous présenter une application développée par le vénérable IGN : Institut national de l’information géographique et forestière.
Cette application « Remonter le temps » en ligne et gratuite permet à tous de se lancer dans une comparaison de paysages à différentes époques et avec différents supports : vous choisissez un lieu ou un espace et vous pouvez dans une double fenêtre demander une comparaison des cartes anciennes et nouvelles ou encore des cartes et des photographies aériennes.
Remonter le temps.Capture.

Prenons par exemple la ville de Brest, vous savez cette sous-préfecture du Finistère, ville française de métropole la plus proche des Etats-Unis. La ville du bout de la France, en comparant deux photo aériennes on distingue très nettement l’extension du port de plaisance et la construction de la digue Jean François de la Pérouse.

Brest. Remonter le temps
Brest. Remonter le temps

Vous pouvez aussi observer les évolutions du site en mettant en miroir une carte IGN et la carte de Cassini qui date du XVIIIè siècle, comme votre souris est active su les deux cartes simultanément vous ne perdez jamais la localisation. Ici, par exemple, on voit que Brest est une ville qui s’est développée depuis l’époque moderne de part et d’autre de La Penfeld. L’outil «loupe » à droite offre la possibilité de surimposer des zones.

Brest. Remonter le temps2
Brest. Remonter le temps2

Bon voyage et belles découvertes ….

La géographie des « morts pour la France ».

La géographie des « morts pour la France »

Voilà un article intéressant à plus d’un titre, il explique par exemple qu’on n’a pas voulu punir ou tuer plus de Corses, de Bretons, que d’autres. Et nous apporte des réponses aux questions suivantes :

  • Certaines régions ont-elles été plus touchées que d’autres?
  • Certaines catégories sociales ont-elles payé un plus lourd tribut que d’autres à la mort de masse?

A lire sur le site du Monde :  La géographie des « morts pour la France ».

 

La Bibliothèque du Vatican sur mon divan.

Ne cherchez pas un crypto-sens à ce titre, rien de psychanalytique ici, juste une accroche un peu boiteuse pour vous présenter un trésor à portée de clavier.
La visite du Vatican avait ébloui la voyageuse sceptique que je suis, j’avais été impressionnée par la démonstration de puissance de l’Eglise (c’est bien la finalité de la mise en scène me direz vous), l’attrait que l’Ecclesia a exercée sur les génies de la Renaissance.  Peintures, fresques, stucs, marbre sculpté, pierres précieuses, voûtes, voussures, piliers, plafonds, murs richement et magnifiquement décorés, on  parvient même à s’extraire de la foule pour contempler tant de beauté(s). C’est vrai, le pas se fait lent, le torticolis guette les promeneurs insouciants, mais comment ne pas s’émouvoir devant cette merveille d’architecture et d’art décoratif qu’est la Bibliothèque apostolique Vaticane?

Bibliothèque apostolique vaticane. plafond
Bibliothèque apostolique vaticane. Plafond.

L’histoire de la Bibliothèque vaticane débute lorsque le pape Sylvestre Ier (314-335) investit la basilique Saint-Jean de Latran à Rome. Construite sous l’empereur Constantin Ier, la basilique accueille dès le milieu du IVe siècle un scrinium sanctum, collection réunissant à la fois des livres et des documents d’archives.
Sous Sixte V, la Bibliothèque apostolique vaticane est déjà la plus vaste de son époque, bientôt riche d’une extraordinaire collection d’ouvrages antiques et médiévaux en latin et en grec. Elle accueillera par la suite d’innombrables chefs-d’œuvre fondateurs de l’histoire culturelle et religieuse de l’humanité, venus d’Europe et d’ailleurs, comme en témoigne l’acquisition de l’un des quatorze codex précolombiens.
Depuis 2006, elle abrite les papyrus Bodmer XIV-XV, écrits en Égypte vers 180-200, qui contiennent la quasi-intégralité des évangiles de Jean et de Luc.
Grâce à son fonds unique, la Bibliothèque du Vatican s’impose comme l’un des plus riches conservatoires de l’art littéraire et de l’illustration de l’Antiquité tardive à la Renaissance.

D’après la définition qui en est donnée par le Saint Siège, la Bibliothèque apostolique du Vatican, « illustre instrument de l’Eglise pour le développement, la conservation et la diffusion de la culture […] offre, en ses différentes services, de riches trésors de science et d’art aux savants qui recherchent la vérité ». Cet établissement, dont l’administration est régie par des actes propres, est, en même temps et indissolublement, une institution de conservation et de recherche. Ses missions principales sont au nombre de quatre :
1/ Conserver et préserver les trésors culturels qui lui sont confiés.
2/ Accroître ses collections de manuscrits, d’imprimés et d’objets en effectuant acquisitions et échanges, et en recueillant des dons, toujours en fonction du matériel déjà conservé et conformément aux finalité de l’établissement.
3/ Développer la connaissance de ces matériaux en favorisant les travaux du personnel scientifique ordinaire ou extraordinaire et leur publication.
4/ Mettre à la disposition des chercheurs qualifiés du monde entier les documents originaux ou leur reproduction, en fournissant une assistance technique et scientifique nécessaire et en mettant à jour les instruments de recherche adéquats (Source).

Voici une très longue digression pour en venir au cœur du sujet : la diffusion numérique du/des savoirs. Depuis quelques mois maintenant cette bibliothèque, l’une des plus importantes du monde a commencé un travail de numérisation de ses manuscrits les plus précieux, 4 500 manuscrits ont été numérisés, la bibliothèque en compte 82 000. Un site internet est dédié à la diffusion des manuscrits : DIGITALVATLIB (http://digital.vatlib.it/)

Bibliothèque vaticane. Recherche numérique
Bibliothèque vaticane. Recherche numérique. Capture.

Vous pouvez feuilleter au gré de vos envies ou consulter un manuscrit plus précisément classée dans une des cinq collections. La recherche se fait en italien, en anglais, en mandarin (moins pratique pour une poule gauloise).

Mishneh Torah. Ross.498
Mishneh Torah. Ross.498

La résolution est en très haute définition, cela permet de zoomer  (sans les effets de pixellisation) sur les illustrations, d’observer de près les détails, les couleurs, la composition. Vous pourrez ainsi découvrir des manuscrits sur le monde précolombien, d’autres illustrés par Botticelli.

Vous pourrez ainsi mettre en regard les manuscrits et les articles qui vous aurez lus, comme par exemple l’article de Pierre de Nolhac sur les “Peintures des manuscrits de Vigile” et le manuscrit Vatica Latini 3225 (vat.lat.3225)

vat lat.3225.XXVIIr
vat lat.3225.XXVIIr

Bonnes découvertes

 

 

Opicinus, un fou à la curie d’Avignon?

Je vous invite à lire ou à feuilleter comme une étape gourmande le magnifique ouvrage écrit par Laurent Baridon  Un atlas imaginaire. Cartes allégoriques et satiriques paru chez Citadelles et Mazenod.
La « carte » qui ouvre le premier chapitre intitulé  « l’imaginaire des cartes » est celle réalisée par Opicinus de Canistris composée vers 1335 et qui est aujourd’hui conservée à Rome dans la Bibliothèque Vaticane (Ms. Vaticanus Latinus 6435). Un choc en forme d’hallucinations cartographiques : que vois-je ? Où dois-je me trouver ? Que m’indique cette carte, moi qui suis plus au fait de la lecture d’une carte IGN ?

Opicinus de Canistris. Voll 77, bibliothèque vaticane
Opicinus de Canistris. Voll 77, bibliothèque vaticane

Je ne distingue qu’un face à face, un tête à tête entre un homme et une femme, mais à y regarder de plus près c’est une toute autre réalité qui se dévoile. L’homme encapuchonné, est-il tonsuré, est assis et ses pieds reposent sur un socle, il regarde droit devant lui, dans une attitude extatique. Sa main droite serrée est reliée à son corps par un étrange cordon ombilical dont la terminaison figure un petit animal. Tous les doigts sont repliés, sauf le majeur pointant vers un petit élément blanc, Sicilia. En face, une femme, coiffée d’une mitre dont les contours dessinés hors du cadre sont le support de cette formule « eccl[es]ia lib[er]a a seductore » (« l’Eglise libérée du séducteur »). A priori voilà formulée une étrange pensée : une femme coiffée d’une mirte, une femme évêque ; cela frise l’hérésie, c’est la présence de l’homme qui pourrait faire « songer » qu’il s’agit d’une femme, il n’en est rien. La femme, figure allégorique de l’Ecclesia, l’Eglise, c’est-à-dire la communauté des croyants, est bottée, italienne et grecque, se courbe vêtue d’une simple cape. Elle semble même vouloir s’en dévêtir : observez le sens de son pas et ses épaules dénudée. L’Eglise- Femme se penche et porte avec/en elle le Sauveur : comment ne pas attirer son regard vers  le Christ en majesté inscrit en astre?

Maintenant pivotez la carte. Que voyez-vous ? N’est-ce pas l’Afrique du Nord regardant vers l’Europe méditerranéenne ?

 

opicinus de canistris vol 77.
opicinus de canistris vol 77.

Qui est donc Opicinius ?

Opicinius ou Opicino est né à Pavie au XIIè siècle finissant, il devient prêtre quand la ville est l’un des théâtres de la lutte entre les Gibelins et les Guelfes. Le jeune prêtre formé à Gênes au dessin et à la cartographie, tombe sous le coup d’une accusation de simonie, excommunié pat l’évêque il trouve refuge à Avignon après avoir longtemps errer avec de nombreux mystiques mendiants. C’est une époque de privation qui le marque beaucoup. En 1329 il travaille à la Pénitencierie pontificale. Nous sommes dans les années 1330 et Opicinuo peint un tableau pour remercier le pape Jean XXII qui l’a nommé comme scribe.

Les plaignants qui le poursuivaient à Pavie retrouve sa trace en 1331, la procédure pour simonie reprend cette fois ci en Avignon. Son état de santé psychique se détériore jusqu’à la crise de 1334 : il sombre dans un état stuporeux, d’angoisses, accompagné d’hallucinations, il reçoit l’extrême onction. Quand il reprend conscience, il est muet et privé de sa main droite et est persuadé de devoir accomplir une mission après avoir vu dans le ciel des vases et la Vierge. Il commence à dessiner ses cartes en 1335, il continue ce travail de cartographe jusqu’à sa mort vers 1353, les nombreux commentaires dont il surcharge ses cartes permettent de retracer son parcours.

Son travail de cartographe est indépendant de sa charge, Opicino commence à produire des dessins à caractère religieux, souvent sous forme de roues et de cercles, ainsi que des cartes anthropomorphiques représentant l’Europe et l’Afrique du Nord comme deux personnages tournés l’un vers l’autre et parfois entourés de monstres marins.

Deux manuscrits issus de cette activité graphique ont été conservés par l’administration pontificale dont relevait l’auteur et à sa suite par la Bibliothèque vaticane. Un volume en parchemin, Pal. lat. 1993, contient 52 planches qui ont été publiées par Richard G. Salomon en 1936. Le codex en papier Vat. lat. 6435, retrouvé plus tardivement, contient des textes plus abondants entre lesquels apparaissent une trentaine de cartes et dessins. Ces documents étranges conservés dans le secret des collections de la Bibliothèque vaticane sont tous consacrés à la Méditerranée ; la carte du folio 77 est l’une des plus complètes et aussi des plus annotées.
Les territoires sont anatomisés. Si l’on prend l’exemple de l’Afrique, le continent apparait sous la forme d’un Maure que l’on pourrait prendre pour un moine, ses genoux correspondent aux cotes libyennes, vers Benghazi et sa main droite correspond à Carthage. Le plus troublant est la carte dans les cartes : la carte dessinée en blanc cerné de noir se superpose à deux autres, teintées de brun et de gris foncé. Les personnifications de l’Europe et de l’Afrique sont redessinées mais inversées selon un axe de report qui passe par le sexe de deux personnages, selon une ligne qui va de Venise à Benghazi. On retrouve à l’encre brune une partie de la tête de l’Eglise Europe et du Maure Afrique dans l’est de la mer Noire, leurs corps sont représentés mais ils disparaissent sous les corps-continents figurés en blanc. Les formes teintées d’encre grise correspondent aux parties maritimes de la carte inversée dessinée à l’encre brune. On peut aussi distinguer le négatif des côtes : la tête d’un diable de profil apparaît dans le dessin de la côte orientale de la Méditerranée, son nez correspond au golfe d’Antalya et Chypre prend la forme d’une oreille pointue. La barbe du diable orne la mer Egée, ses cheveux flottent de part et d’autre de la Bretagne.

opicinus de canistris vol 77. Carte inversée
opicinus de canistris vol 77. Carte inversée?

Pour Muriel Laharie, ce prêtre est en proie à des hallucinations cartographiques qui sont liés aux événements qui marquent sa vie. Ce qui demeure passionnant c’est la manière d’anatomiser les territoires et d’en donner une image sexuée.

Plus nous aiguisons notre regard, plus cette carte parle et devient même très bavarde.

 

En savoir plus :

– Barion L :Un atlas imaginaire. Cartes allégoriques et satiriques, Citadelles et Mazenod.2011
– Gandelman Claude. « Le texte littéraire comme carte anthropomorphe : d’Opicinus de Canistris à Finnegans Wake ». In: Littérature, N°53, 1984. Le lieu / La scène. pp. 3-17. [En ligne] http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/litt_0047-4800_1984_num_53_1_2213
– Laharie M., Roux G : Art Et Folie Au Moyen Age – Aventures Et Énigmes D’opicinus De Canistris (1296-Vers 1351)
– Piron S, « Muriel Laharie, Le Journal singulier d’Opicinus de Canistris (1337-vers 1341). Vaticanus latinus 6435 », Revue de l’histoire des religions [En ligne], 3 | 2010, mis en ligne le 01 octobre 2013,URL : http://rhr.revues.org/7633

 

Et si la guerre en Syrie avait lieu en France ?

Le blog Big Browser 

vient d’éditer un article présentant une infographie sur le thème « Si la guerre en Syrie avait lieu en …« . En voici de larges extraits :

Capture d'écran if we were  Syria ...
Capture d’écran if we were Syria …

Si la France était la Syrie, les habitants d’Avignon et de Cannes seraient tous morts. C’est ce qu’affirment Shannon Gormley et Drew Gough à travers leur projet « If we were Syrian », qui vise à montrer ce que représente le conflit syrien à l’échelle des pays du G7.

La guerre a fait 160 000 morts et plus de 9 millions de déplacés, un bilan colossal qu’il est parfois difficile d’appréhender. Or, si l’on en croit cette initiative, c’est, entre autres, parce qu’elle ne parvient pas à saisir l’ampleur de la guerre que la communauté internationale n’agit que trop peu pour aider la population syrienne.

« Cette initiative a pour objectif d’humaniser les niveaux stupéfiants de morts et de déplacés, qui peuvent être difficiles à imaginer, particulièrement lorsqu’on bénéficie d’un niveau relatif de sécurité et de richesse », explique le site Internet.

« En faisant comprendre à quoi correspond le nombre de morts et de déplacés en Syrie, nous espérons provoquer l’envie d’apporter à la population syrienne le même soutien que nous attendrions si notre pays se trouvait en plein dans ce qui risque de devenir le conflit humanitaire le plus important des temps modernes. »

Ainsi, selon l’infographie du site Internet, si la France était la Syrie, les populations d’Avignon et de Cannes auraient disparu et les 37 plus grandes villes du pays seraient désertées. Parmi ces déplacés, 6,5 millions se réfugieraient dans de petites villes rurales, 2,8 millions seraient réfugiés en Espagne, en Italie, en Suisse, en Grande-Bretagne ou encore en Allemagne. De plus, tous les écoliers du secondaire seraient forcés de quitter leur foyer. Enfin, seuls 27 % du financement attendu par la France aurait été collecté. En effet, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) n’a reçu qu’une partie de l’aide réclamée pour les réfugiés syriens : 1,1 milliard de dollars. « La France s’attendrait à mieux », conclut l’infographie.

En plus de la France, des comparaisons similaires ont été réalisées pour les Etats-Unis, le Canada, l’Allemagne, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni.

Capture d'écran if we were  Syria. Comparaison avec d'autres pays.
Capture d’écran if we were Syria. Comparaison avec d’autres pays.

Pour lire la suite de l’article :

PARALLÈLE – Et si la guerre en Syrie avait lieu en France ? | Big Browser.

Pour visiter le site :

http://ifweweresyrian.org/

Le D Day en 3D

Le débarquement reconstitué, au delà de la prouesse technique et numérique, il s’agit d’un reportage à ne pas manquer qui sera diffusé ce soir sur France3 :

D Day, ils ont inventé le débarquement
D Day, ils ont inventé le débarquement

Pour voir la bande annonce

Cet article vous explique les coulisses de cette aventure humaine et numérique, et l’émission Thalassa vous propose d’en savoir un peu plus.

Le port d’Arromanches reconstitué.

Bonne soirée à vous tous.

 

Fusion des Régions. Je suis à l’Ouest!

 

Les 22 régions actuelles.

Un autre découpage territorial est-il possible? La réponse est OUI!

Proposition à cinq régions.

L’article paru dans Ouest France vous permet de comprendre les enjeux qui se jouent sous chaque proposition de redécoupage, c’est intéressant à plus d’un titre. Vous pouvez également voter pour le découpage qui emporterait votre préférence :

Fusion des Régions. Votez pour votre découpage préféré.

En revanche rien sur l’outre-mer!

Mon Cerveau à l’école.

Comment l’enfant que j’ai (jadis) été a emmagasiné, engrangé, stocké, assez de compétences pour lire, pour écrire, pour compter, pour entrer en communication avec les autres? Et avant cela quel cheminement mental a-t-il  fallu emprunter pour marcher, parler, se repérer? Sans interaction, sans vie avec les autres, je serais  peut-être devenu cet enfant sauvage,sublimement mis en scène dans le film éponyme de François Truffaut :

Des chercheurs issus de plusieurs laboratoires viennent de créer le site « Mon cerveau à l’école » pour combler le fossé qui sépare la recherche et les citoyens : voici une exploration des plus stimulantes

Je parle français à trois ans
Je parle français à trois ans

 

Pour se promener,  se perdre dans les arcanes de votre cerveau et retrouver votre chemin cliquez sur les tuiles :

Mon cerveau à l'école.
Mon cerveau à l’école c’est l’histoire du petit Poucet.

 

La déportation des enfants juifs de France.

http://tetrade.huma-num.fr/

Il s’agit ici de cartes et de mémoires. C’est l’aboutissement d’années de recherche et de compilations de données qui aboutissent à une cartographie interactive, ce projet porté depuis longtemps par Serge Klarsfeld est mis en œuvre par l’historien Jean-Luc Pinol. Cette cartographie permet de suivre l’itinéraire vers des centres de mise à mort des 11 400 enfants juifs qui, entre 1942 et 1944, ont été arrêtés en France dont environ 6 200 à Paris et plus de 700 dans sa banlieue et 4 500 en province.

Territoire et trajectoire de la déportation des enfants juifs.
Territoire et trajectoire de la déportation des enfants juifs.

L’approche spatiale de la Shoah n’a donné lieu en France qu’à une faible production cartographique. Les historiens ont jusqu’alors assez peu travaillé sur les représentations spatiales d’un phénomène où les jeux d’échelle sont pourtant fondamentaux. Si une abondante historiographie rend bien compte aujourd’hui de la dimension exceptionnelle d’un événement qui a mobilisé toutes les approches de la discipline (macro et micro-­histoire, monographie, prosopographie…), il faut noter que la cartographie des phénomènes étudiés n’a pas suivi cette évolution, privant le chercheur et, plus généralement le public, d’une dimension cognitive essentielle. Le passage au numérique n’a pas véritablement bouleversé les habitudes des acteurs de la production historique. Les cartes relatives à la Shoah en France, accessibles en ligne, demeurent rares et sont généralement statiques. Elles ne permettent pas de rendre compte de la finesse et de la complexité des phénomènes étudiés. A l’origine, il existait une carte pour Paris, le projet Tetrade élargit le champ d’investigation à l’échelle de la France métropolitaine.

Comment fonctionne cette carte interactive?

Il suffit de passer le curseur sur chaque cercle : une bulle indique le nombre d’enfants juifs qui furent arrêtés sur place, puis déportés. Un clic, et voici leurs noms, leur âge. Au 56, cours Lafayette, à Lyon : Jacques Sciandra, 17 ans. Un peu plus loin, au numéro 89 : Dario Sarfati, 1 an seulement. Plus loin encore, au numéro 175 : Lipold et Georgette Epsztajn, 12 ans et 15 ans. Tous ont quitté Lyon au printemps ou à l’été 1944 (source : le Monde). Vous pouvez essayer de faire de même à l’échelle de votre ville ou de votre région.

C’est aussi une exposition virtuelle.

Sur la page d’accueil, cliquez sur le 3ème arrondissement de Paris dans la tourmente et vous pouvez accéder à une exposition déclinée en huit principaux thèmes :

Déportation des enfants juifs. 3ème arrondissement
Déportation des enfants juifs. 3ème arrondissement

Serge Klarsfeld met en perspective le projet Tetrade

Du mémorial à la cartographie.
Du mémorial à la cartographie.

 

 

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