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d'une poule sur un mur.

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Europe

L’enfant et le néant. I…

Pas de guerre sans images, cela relève du truisme. Les sociétés en guerre produisent des images, de toute nature, des conflits dans lesquels elles s’embourbent. Ces images expliquent, justifient, réfléchissent, excusent. En un mot, elles donnent à voir la manière dont nous nous mettons en scène et la manière dont nous nous représentons l’ennemi . Ces images opposent souvent la brutalité de l’ennemi à l’innocence des outragés. Nous avons tous en tête des images devenues iconiques, des symboles de « l’horreur ». La plupart du temps ce sont les femmes et les enfants qui occupent le devant de la scène. Rappelez vous cette photographie d’une femme algérienne qui symbolise l’horreur du massacre des civils en 1992 quand le Front Islamique du Salut puis le G.I.A. (Groupes Islamiques Armés) entrent en guerre contre l’Etat incarné par l’unique F.L.N.

Massacres de civils en Algérie

Maintenant, si nous évoquons le drame humain qui se joue à nos portes, à nos frontières, à nos murs de barbelés nous le qualifions de « crise des migrants ». Je ne sais pas vraiment qui en crise : certainement les hommes, les femmes, les enfants qui fuient les horreurs de la guerre, probablement notre (mon) Europe démunie, apeurée, dépassée. S’il faut trouver une image de cette déréliction qui nous enveloppe, un cliché surgit et nous envahit : celui d’un enfant échoué sur une plage dont nous connaissons l’identité légale, Aylan Kurdi.

le-corps-d-un-enfant-migrant-mort-noye-sur-une-plage-de-bodrum-au-sud-de-la-turquie-apres-le-naufrage-d-un-bateau-transportant-des-refugies-le-2-septembre-2015
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Cette dernière photo invite inévitablement à se poser plusieurs questions :
– Pourquoi et en quoi un enfant symboliserait-il un conflit, une crise, une guerre ?
– Est-ce une nouvelle manière de représenter ce que nous jugeons insupportable ?
– Y a-t-il ici une concurrence des victimes ? En d’autres termes, maladroits j’en ai conscience, Le Dormeur du val a-t-il du céder sa place à l’Enfant échoué ?

Nous avons tous en tête des images d’enfants et de guerre, ce billet est ouvert à vos questions ou suggestions, n’hésitez pas à en faire part car il est à suivre.

Micheal James Murray : les drones de villes.

Michael James Murray est un jeune artiste artiste américain qui a grandi à Rochester dans l’Etat de New York, rattaché au collectif Out of town basé à Philadelphie, il est un spécialiste de la photographie panoptique, il nous propose de survoler plusieurs villes nord-américaines ou européennes.

Montréal :

Budapest :

Philadelphie :

Ou encore les vues impressionnantes de l’ancien quartier ouvrier de Philadelphie, Fishtown, modelé par l’architecture John T Widrin

Nous allons changer d’espace et quitter la grande métropole de l’Ouest et les territoires urbains pour nous rendre en Arizona, à Sedona au cœur  du « Red Rock Country »

Je vous souhaite un bon voyage.

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