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d'une poule sur un mur.

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Paris

Après la Shoah 1944-1947.

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Après la Shoah, 1944-1947 c’est le thème de l’exposition que vous pouvez voir au Mémorial de la Shoah à Paris cette année. Il ne s’agit pas ici de faire réfléchir à une sortie du génocide, sort-on d’un génocide même 70 ans les faits? Il s’agit ici de comprendre comment les rescapés, les réfugiés et les survivants ont voulu reprendre le cours de leur vie, retourner chez eux ou trouver un refuge, imaginer un avenir ailleurs quand l’incertitude et le chaos règnent dans une Europe dévastée, archipel de camps de différentes natures.

Après la catastrophe. La libération de l’Europe et la fin de la Seconde Guerre mondiale soulèvent un immense sentiment de soulagement, de joie, d’espoir. Pourtant, le retour à une vie normale semble à peine possible pour les Juifs d’Europe qui ont pu échapper à la destruction générale organisée par les nazis et leurs complices locaux.

En Pologne, la moitié des réfugiés revenus d’URSS et les rares survivants fuient à nouveau. En Allemagne occupée, plus de 250 000 Juifs sont parqués, comme d’autres dans des camps de personnes déplacées en attendant un lieu d’accueil ou une place pour un nouveau départ en dehors de l’Allemagne. En France, les autorités mettent sur place des dispositifs de rapatriement et de réinsertion des déportés « raciaux » qui représente une minorité des rapatriés. Bien que les Juifs aient été victimes d’une politique génocidaire, leur sort ne constitue qu’un problème parmi d’autres à l’échelle européenne.

Michel Rousso est commissaire de l’exposition, dans cette vidéo il nous explique le contexte de cette exposition : la question des réfugiés. Qu’est-ce qu’un réfugié?

Cette exposition dense, très dense, est constituée de plus de 250 photographies issues essentiellement du fonds du Mémorial de Shoah, ainsi que des documents d’archives, des films qui illustrent l’extrême diversité des situations.

Pour celles et ceux qui ne peuvent pas se rendre à l’exposition ou qui voudraient prolonger celle-ci, allez faire un tour sur le site dédié, là aussi très riche :

Après la Shoah, 1944-1947.

Une section de l’exposition est consacrée aux enfants, un dessin et une rédaction d’enfant m’ont particulièrement émue, il s’agit d’un fac similé  d’une rédaction d’une jeune adolescente inscrite dans un patronage juif de la place des Vosges en 1945.

Rédaction de Léa 11 ans, 1945.
Rédaction de Léa 11 ans, 1945.

Paris comme vous ne l’avez jamais entendu!

Paris comme vous ne l’avez jamais entendu ! C’est l’expérience que propose la musicologue Mylène Pardoen, du laboratoire Passages XX-XXI, à travers le projet Bretez. Un nom qui n’a pas été choisi par hasard : la première reconstitution historique sonore conçue par ce collectif associant historiens, sociologues et spécialistes de la 3D, a en effet pour décor le Paris du XVIIIe siècle cartographié par le célèbre plan Turgot-Bretez de 1739 – Turgot, prévost des marchands de Paris, en étant le commanditaire, et Bretez, l’ingénieur chargé du relevé des rues et immeubles de la capitale.

Le paysage sonore a été reconstitué à partir de documents d’époque, notamment Le Tableau de Paris,publié en 1781 par Louis-Sébastien Mercier, et des travaux d’historiens comme Arlette Farge, spécialiste du XVIIIe, Alain Corbin, connu pour ses recherches sur l’histoire des sens, ou encore Youri Carbonnier, spécialiste des maisons sur les ponts. Au cours de la visite, on entend  les coups de hache d’un boucher de la rue de la Grande-Boucherie, le bruit du grattage des peaux des tanneurs de la rue de la Pelleterie, le cliquetis d’une imprimerie de la rue de Gesvres… S’y entremêlent les cris et bruits des gestes des bateliers et lavandières. S’y ajouteront d’autres acoustiques comme le bruit de sabots des chevaux, les cloches de Notre-Dame ou le chuintement des poulies du guindeau, ce grand filet qui barrait la Seine pour arrêter tout ce qui flottait.

Près de 95 % des sons sont naturels, ceux des machines comme le métier à tisser ont été enregistrés sur d’authentiques engins anciens. Seul le ronronnement de la pompe Notre-Dame, qui remontait l’eau de la Seine pour la consommation des Parisiens, a été reconstitué à partir du bruit d’un moulin à eau. « J’essaie de pousser loin le détail », avoue-t-elle.

Au total, 70 tableaux sonores ont été façonnés. Un travail collectif, insiste la chercheuse, associant des graphistes et des historiens, et parrainé par Daniel Roche, professeur honoraire d’histoire moderne au Collège de France.

« Il s’agit de la première reconstitution en 3D où l’image et le son sont conçus au même moment : le son est au centre de la création, ce n’est pas un habillage comme on le fait aujourd’hui dans de nombreuses fictions » (Source

Lien vers la vidéo.

 

Boules et grosses roues.

Tous les jours en parisienne de l’Est, une engeance qui fraye rarement avec ses congénères de l’Ouest, au même titre que la rive gauche regarde sans la franchir la rive droite, je traverse la place de la Nation et admire le soleil qui se lève dans le dos de la Marianne sculptée par Jules Dalou ; regardant rapidement au rythme du chaland pressé les colonnes du Trône à la cime desquelles les statues de Philippe Auguste et Saint Louis nous surplombent. Quand la promeneuse remonte le boulevard Diderot ou le boulevard Saint-Antoine et arrive place de la Nation, elle ne peut s’empêcher d’admirer l’imposante Marianne juchée sur un globe reposant sur un attelage conduit par des lions en apparat.

Nation après une giboulée
La place de la Nation après une giboulée

Sans se baigner dans les flots de l’histoire, la promeneuse a vite fait de comprendre qu’elle est face au triomphe de la République. J’avoue lui jeter un coup d’œil tous les matins depuis des années, y admirer son ombre dans les lumières de la place. J’ai vu de nombreuses personnes la photographier au mois de décembre … allez savoir pourquoi.

Je m’éloigne du titre tout en traction de ce billet et revient à un propos plus bucolique pour les citadins, plus dramatique pour les hôtes d’un jour : les paysans venus en tracteur depuis la Bretagne.

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Les tracteurs entre les deux colonnes de la place de la Nation.

Tous les engins agricoles pavoisaient aux couleurs du gwen a du, entre les roues arrières étaient inscrits les noms des villages et des petites villes du Kreiz Breizh, je les ai reconnus parce que j’en viens de ce centre Bretagne : Glomel, Berrien, Carnoet …

 

Il régnait une atmosphère étrange entre les fumées des roues incendiées, rien de festif mais de l’épuisement et de la colère, s’il n’est pas suicidaire ce cocktail risque de s’avérer explosif. Les indigènes ont regardé tous ces tracteurs avec étonnement, certains avec la même curiosité qu’un spectacle de la foire du Trône peut offrir. Mais à Paris tout continue … les boulistes qui occupent quelques dizaines de mètres carrés dans les arbres et deux boulevards circulaires ont joué et compté leurs points, comme hier et comme demain.

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Les boulistes et les paysans : une place, deux mondes.

 

 

Avant la géante Manif pour tous contre l’égalité …

Je vis une époque formidable où le burlesque chasse le baroque, une époque du tout se vaut et réciproquement, une époque des éclats de rires collectifs ventripotents, une époque sans Pierre Desproges et Jacqueline Maillant … Je m’égare. Un sentiment d’insondable solitude qui peut devenir accablant, et pourtant … A vous de voir la suite

et de lire l’article sur Konbini si cela vous intéresse

Les vitraux du Père Lachaise.

Cimetière du Père Lachaise. Septembre 2014.
Cimetière du Père Lachaise. Septembre 2014.

Le cimetière du Père Lachaise est un des lieux les plus fréquentés par les touristes, notamment par les touristes étrangers. Si vous vous asseyez sur un banc ou sur une marche vous entendrez, sans forcément les comprendre, des Espagnols, des Italiens, des Allemands, des Anglais, des Américains, des Russes : c’était le menu d’hier. Ce lieu est inclassable, un parc, un cimetière, un musée, un voyage dans le temps, vous pouvez l’arpenter un jour, y revenir le lendemain, entrer par une des portes latérales, ne pas suivre les allées, marcher entre les sépultures, emprunter des tours et des détours et penser s’égarer.

Plan du Père Lachaise.
Plan du Père Lachaise.

Hier, c’est la partie nord-ouest qui m’intéressait : un espace délimité parles avenues Latérale du Nord, Feuillant, Transversale n°1 et les murs d’enceinte surplombant l’avenue Gambetta et le boulevard de Ménilmontant. Une petite portion du cimetière en fin de compte. Cette fois- ci, ce n’est pas les portes des sépultures qui retenaient mon attention comme ce fut le cas lors de la précédente pérégrination (je vous en reparlerai). Ces portes souvent ouvertes, endommagées, fracturées par endroit, abandonnées laissent la possibilité d’apercevoir des vitraux, ou ce qu’il en reste. Je n’ai pas la prétention de proposer la recension exhaustive de ce patrimoine, certains le font très bien  et avec des compétences que je ne prétends pas maîtriser.

Le vitrail cassé, fendu, ébréché, en mauvais état dont les pièces absentes (volées ou égarées) provoquebien souvent une émotion plus vive au pérégrin qu’un vitrail en parfait état de conservation. Pourquoi me direz-vous ? Peut-être parce qu’il s’agit de vitraux de sépulture familiale et non d’un vitrail plus monumental d’un lieu de culte à destination d’une communauté religieuse : ces petits vitraux occupent toujours le même emplacement, au dessus de l’autel. Cette balade en cimetière a été guidée par un principe auquel je le jure (si je mens je vais en …) de ne pas avoir dérogé : ne toucher aucune porte et éviter ainsi un effet de mise en scène. Je laisse de côté ces propos quelque peu sentencieux, j’ai voulu capter et capturer le rai de lumière, voir comment la lumière fait jour dans des lieux obscurs, sans forcément y parvenir, le fiat lux se prononce sans se saisir. Mais, j’ai admiré des jeux de lumière et surtout ai été fascinée par l’inlassable et minutieuse œuvre arachnéenne, très loin du projet initial des familles qui ont bâti ces concessions, le temps passe et fait son œuvre. Voici quelques clichés des vitraux du Père Lachaise :

Les vitraux du Père Lachaise21 Les vitraux du Père Lachaise20 Les vitraux du Père Lachaise19 Les vitraux du Père Lachaise18 Les vitraux du Père Lachaise17 Les vitraux du Père Lachaise16 Les vitraux du Père Lachaise15 Les vitraux du Père Lachaise14 Les vitraux du Père Lachaise13 Les vitraux du Père Lachaise12 Les vitraux du Père Lachaise11 Les vitraux du Père Lachaise10 Les vitraux du Père Lachaise9 Les vitraux du Père Lachaise8 Les vitraux du Père Lachaise7 Les vitraux du Père Lachaise6 Les vitraux du Père Lachaise5 Les vitraux du Père Lachaise4 Les vitraux du Père Lachaise3 Les vitraux du Père Lachaise2 Les vitraux du Père Lachaise

 

La Petite Ceinture en boite.

Pierre Folk; By the Silent line.
Pierre Folk; By the Silent line.

La Petite Ceinture désigne l’ancienne voie de chemin de fer construite à Paris sous le Second Empire. Cette ligne ferroviaire de 32 km a été en service pour le transport des voyageurs jusqu’en 1934 et jusqu’aux années 1970 pour les marchandises.

Depuis 1988, on pouvait déjà se promener le long de la Coulée Verte, cet espace avait été créé par P. Mathieux et J. Vergely à l’emplacement de l’ancienne ligne de chemin qui reliait la place de la Bastille à la Varenne-Saint Maur.

Le projet de la Petite ceinture mené parla Mairie de Paris permet de se promener sur trois tronçons : dans les 16ème, 15ème et 12ème arrondissements (pour en savoir plus : le projet Petite Ceinture )

Paris. La petite ceinture. Juin 2014
Paris. La petite ceinture. Juin 2014
Paris. La petite ceinture.  Jardin potager
Paris. La petite ceinture. Jardin potager

La Petite Ceinture devient le refuge de ceux et celles qui voulant fuir le bruit urbain cherchent dans l’espace même de la ville des lieux préservés : quoi de mieux que les territoires délaissés ou abandonnés avant un prochain réaménagement ? Le photographe Pierre Folk est de ces urbains là.

Pierre Folk; By the Silent line.3Pierre Folk; By the Silent line.2Pierre Folk; By the Silent line.4Pierre Folk; By the Silent line.1

A travers ces images il y nourrit une réflexion sur le rapport de l’homme avec son environnement et dégage une mélancolie de la vie urbaine, ce besoin de quiétude cherché dans des recoins paumés où l’on a envie de se perdre : « Un de mes objectifs principaux était de rendre autant que possible cette impression d’avancer sur la voie, dans ce lieu entre deux mondes où se rencontrent la civilisation et la nature, le passé et le présent, le calme et l’agitation ». (Source). Pierre Folk a répondu aux questions de Konbini  , vous pouvez y lire l’interview.

Pierre Folk.

Bonne balade

PARIS libéré, photographié, exposé au musée Carnavalet. 1944 -2014.

Si vous habitez Paris ou sa région, si vous êtes de passage par ici, ou si vous vous promenez dans le Marais, prenez quelques heures pour vous rendre au musée Carnavalet et visiter cette magnifique exposition qui est plus qu’une exposition : Paris libéré, photographie, exposé. Il s’agit d’un voyage dans le temps qui rend le passé intelligible.

Comparer les deux affiches donne à comprendre tout le sens du propos :

Libération de Paris. Affiche de l'exposition, 1944.
Libération de Paris. Affiche de l’exposition, 1944.

L’affiche de 1944 est un photomontage d’après une photographie de Renée Zuber et ouvre le 11 novembre de la même année l’exposition « Libération de Paris » conçue par François Boucher. Cette affiche en noir et blanc colorée en sépia, met en scène au premier plan un homme seul, un pistolet dans la main droite, la main gauche reposant sur l’un des sacs formant une barricade. En arrière plan on distingue Notre Dame. Cette affiche nourrit un Paris mythifié, et cette image résonne :

Delacroix. La Liberté guidant le peuple.
Delacroix. La Liberté guidant le peuple.
Mort de Baudin. Défenseur de la Loi, le député Baudin meurt pour la République.
Mort de Baudin. Défenseur de la Loi, le député Baudin meurt pour la République.

L’affiche de 2014 est d’une toute autre nature, l’homme seul et grave a laissé place quatre jeunes femmes en liesse, heureuses, l’une d’entre elles passe son bras autour du cou d’un soldat souriant, on comprend alors que chaque commémoration est l’occasion d’une réécriture de l’Histoire.

11 juin 2014 - 08 février 2015. Paris libéré, photographié, exposé. Affiche de l’exposition.
11 juin 2014 – 08 février 2015. Paris libéré, photographié, exposé. Affiche de l’exposition.

C’est une Libération glorieuse et héroïque qu’il importe de valoriser en  1944 ; cette perspective épique transparaît dans la première exposition sur la libération de Paris qui se tient au musée Carnavalet peu de temps après l’événement. 70 ans plus tard, le musée Carnavalet propose de revisiter cette exposition conçue « à chaud » avant même la fin de la guerre.

L’exposition Paris libéré, Paris photographié, Paris exposé permet de s’interroger sur la restitution de la mémoire ; elle rappelle que la narration des événements peut être réactualisée en permanence.

De nombreuses citations d’historien-ne-s (parmi lesquelles Alerte Farge ou Mona Ozouf) et de philosophes ponctuent le parcours ainsi qu’un entretien avec Axel Khan mené par Catherine Tambrun qui aide à se questionner. Une des questions posées contribue à nourrir cette conscience de l’Histoire : à quoi s’expose t-on quand on visite une exposition ? Pour comprendre comment la photographie aussi fabrique l’histoire, rendez-vous au musée Carnavalet.

Paris 19 août 2014.

Je ne vous chanterai pas la sérénade du « j’aime Paris au mois d’août », mais c’est vrai j’aime le climat aoûtien de la capitale, les longues promenades, l’observation des touristes un peu perdus que je n’hésite pas à renseigner, histoire de ne pas alimenter la réputation de « sales cons » que nous avons trop souvent … J’aime moins que la bouchère, le primeur, la boulangère, le poissonnier prennent un repos bien mérité : les vacances pour moi, pas pour les autres bien sûr. Respirer l’air de Paris (pas pollué) par un vent doux (pas de canicule) et sous un ciel changeant (comme en Bretagne) rend la vie légère.

Je voulais voir le Panthéon emballé mais pas par Christo le temps d’une restauration historique.

Le monument est toujours aussi impressionnant :

Panthéon 19 aout 2014
Panthéon 19 aout 2014

Les portraits sur la bâche, les structures apparentes des travaux, les touristes, les culs des deux-roues, l’abri bus, une grosse statue devant laquelle on se photographie en espérant ou redoutant que le généreux monsieur vous pisse dessus (véridique!!), tout cela m’invite vers ce lieu  un peu solennel mais qui vit par le mouvement qu’il organise dans un premier cercle.

Panthéon Paris 19 aout 2014
Panthéon Paris 19 août 2014

Une plaque des victimes du devoir attire mon attention  quand la ville veut commémorer « Sa » libération d’août 1944 :

Plaque victime du devoir Alexandre Massiani
Plaque victime du devoir Alexandre Massiani

Poursuivant une promenade diachronique, je me renseigne sur Alexandre Massiani, gardien de la paix  et je cherche son visage :

Alexandre Massiani, Source : La Libération de Paris
Alexandre Massiani, Source : La Libération de Paris

Il a été abattu le 19 août, vers 13h30, Place du Panthéon, alors qu’il surveillait les mouvements de la garnison allemande du Sénat. Transporté à la Maison de Santé des Gardiens de la paix, il meurt  le 21.

Poursuivant ma promenade, j’entre dans le jardin du Luxembourg, la lumière du jour rend hommage au parc.
Paris, jardin du Luxembourg, 19 août 2014.

Dans ce jardin, une exposition commémore « La » libération de Paris, elle met en scène le courage du peuple de Paris, capitale outragée, capitale libérée par elle-même : le sénat libéré, dans ce lieu la République reprend ses droits.

Paris 19 aout 2014. Le sénat libéré. Exposition
Paris 19 aout 2014. Le sénat libéré. Exposition

L’exposition met en scène une libération glorieuse, une libération sui generis : Paris aux forceps se libère de la « barbarie nazie » :

Paris 19 août 2014. Le sénat libéré.2
Paris 19 août 2014. Le sénat libéré.

En ce mois d’août, je me promène à Paris et trotte dans ma caboche des formules probablement toutes faites : les commémorations sont politiques, les expositions emblématiques. Je ne pense pas que la qualité se cache aux yeux du plus grand nombre dans quelques lieux élus par des initiés autoproclamés, je veux croire que tout le monde peut (doit)avoir accès au meilleur.
Cette promenade du jour qui est l’objet de ce billet, me permet de coucher en lettres numériques ces quelques Pensées pour moi même :

– dire tout le bien de l’intelligente et enthousiasmante exposition au musée Carnavalet sur Paris libéré,  Paris photographié, Paris exposé. ALLEZ-Y!!

– dire tout le rien (l’ennui de carte postale) que j’ai éprouvé pour une exposition à succès dans un musée que j’aime arpenter : Paris 1900.

 

 

 

PARIS, ENTRE PALAIS ET GARE. JUILLET 2014.

Paris La Fête foraine des Tuileries
Paris La Fête foraine des Tuileries

Vais-je oser le comique de répétition ? A chaque promenade je vous inflige la lecture du bulletin météo-pollution d’Air Parif, je ne vais pas couper la tradition inventée et nourrie par mes seuls soins : Oui, vous aurez le bulletin d’Air Parif agrémenté de quelques variantes. Aujourd’hui à Paris, notre capitale de notre belle France, le ciel était bleu, ce matin un vent léger comme un zéphir vous invitait à vous mettre à son diapason : la journée sera douce pour tous ceux qui ne prennent ni le RER, ni la ligne 13 (saturée, un véritable enfer urbain !), ni ne connaissent la solitude de l’homo urbanus en heure de pointe.

Paris RER

Bon! Je sens que je m’éloigne et qu’il est temps de revenir à la surface et d’aller voguer entre le 1er et le 7ème arrondissements, au jardin des Tuileries entre un ancien palais royal déserté depuis la Fronde, le Louvre, et un gare abandonné et devenue musée, Orsay.
Une dernière digression, histoire de tenir la cohérence du propos, invite à se pencher sur l’état de la pollution dans les deux arrondissements susnommés : pas de quoi fouetter son chat, mais quand même!

Air  Parif 1er arrondissement. 02 juillet 2014
Air Parif 1er arrondissement. 02 juillet 2014
Air  Parif 7ème arrondissement. 02 juillet 2014
Air Parif 7ème arrondissement. 02 juillet 2014

Le jardin des Tuileries accueille la fête foraine du même nom, la grande roue est de loin visible et en un lieu (presque minuscule) se bousculent tous les touristes qui viennent voir, se faire voir, photographier un espace qui concentre une part de l’histoire royale, industrielle et ferroviaire de Paris, qui offre des perspectives vers le quartier des affaires de La Défense et nous convie à marcher vers le XXIème siècle commençant. Paris est une aventure et le point de départ de la narration c’est vous qui le fixez, aujourd’hui on part des Tuileries.

Traversons la Seine, quelques centaines de mètres et la perspective change.

 Depuis le Pont royal. La seine et son peitit bateau
Depuis le Pont royal. La seine et son petit bateau

 

Et en se retournant, sur les berges de la Seine les piétons commencent à pérégriner, à flâner .

Paris Les Berges de La Seine.
Paris Les Berges de La Seine.
Paris Les Berges de La Seine.
Paris Les Berges de La Seine.

Avant de partir, une dernière vue prise de la passerelle L.S. Senghor : entre Louvre et Orsay.

Paris . La Seine, Le Louvre et Orsay
Paris . La Seine, Le Louvre et Orsay

 

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