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d'une poule sur un mur.

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Pyrénées

Méditerranées, Mare Nostrum

 

Si de près ou de loin, la Méditerranée est source d’évocation, de plaisir, de voyage, de réflexion, voilà un site qui comblera vos attentes, vos souhaits, vos envies. Le découpage est historique et thématique : on ne peut que saluer cette initiative qui nous fait naviguer de l’antiquité au moyen âge, toutefois on pourrait regretter, si l’on est un esprit chagrin, que la période très contemporaine ne soit pas prise en compte. Je pourrais rétorquer à cet esprit chagrin que ce n’est pas la vocation de ce site qui est une invitation au voyage faisant la part belle aux pérégrins du XIXème siècle : Guy de Maupassant en Sicile, les carnets de voyage de Charles Contejean.

carnets de voyages de Charles Contejean (1882-1888)
carnets de voyages de Charles Contejean (1882-1888)

 

Vous pourrez même porter votre regard sur les guides de voyages (touristiques et archéologiques) …

 

…et tout comprendre de la géographie antique.

Plus que jamais on comprend l’importance DES Mediterrannées, et faisons de Mare nostrum notre adage (pacifique), notre étendard …

MEDITERRANEES.

 

La poule picore à Argelès-Gazost

Au delà de la beauté de la région pyrénéenne, des randonnées et des cadres naturels majestueux, je vous propose une petite pause à Argelès -Gazost :

On va commencer par le sucré : si vous voulez déguster des vraies confitures avec beaucoup plus de fruits que de sucre,  si  vous avez le temps d’admirer la maitresse des lieux en train de cuire les fruits des futures confitures. Si tout cela vous tente, j’ai ce qu’il vous faut.

Si vous voulez connaitre le bonheur gustatif que peut procurer une exceptionnelle tourte des Pyrénées. Je sais où vous devez vous rendre.

Vous vous rendez au centre ville d’Argelès-Gazost. Sur la place vous trouverez une fabrique artisanale. Vous ne pouvez pas la louper : les chaudrons à confiture sont devant la porte.

Gourmandises des Pyrénées.
Gourmandises des Pyrénées.

L’accueil est sobre et chaleureux. La maison vous propose aussi d’expédier ses productions pour ceux qui ne sont pas du coin.

L'Arrieulat
L'Arrieulat

Pousuivont avec le salé et le sucré. Cette ville est aussi l’occasion de rencontrer un grand chef à la cuisine généreuse, inventive : il s’agit de Stéphane Cano qui officie à l’Arrieulat. Vous serez accueilli dans un cadre d’une grande sérénité (bois, ardoises, cuir). Le chef et son équipe travaillent dans une cuisine ouverte (un vrai bonheur de les voir travailler). Le menu change tous les jours. Si voulez rencontrer la saveur d’une vraie et grande cuisine, courrez l’Arrieulat chez Cécile et Stéphane Cano ; vous y reviendrez encore et encore. Ensuite une nostalgie culinaire comblera vos meilleurs souvenirs.

Gavarnie ……… Oh Oui!

GavarnieOn va la faire courte, car tout a déjà été dit et les qualificatifs et superlatifs pleuvent sur le cirque de Gavarnie : prodigieux, grandiose, colossal. Aucun des termes n’est usurpé. Camille Fambon écrit dans « Les Pyrénées du pic du Midi d’Ossau au Comminges » : « Les Pyrénées ont le privilège de posséder cinq grands cirques, bouquets gigantesques corolles ouvertes par les glaciers quaternaires dans d’épaisses nappes de calcaire charriées. Le plus beau est sans conteste, celui de Gavarnie »

Dès le XVIII siècle, le site accueille les pères fondateurs du pyrénéisme : Raymond de Carbonnières, Packe, Russel …

Le site fait l’admiration de nombreux lithographes, comme Mercereau par exemple :

Le plus célèbre des marcheurs – voyageurs est Victor Hugo, il laisse dans les Contemplations , de magnifiques strophes célébrant la beauté de Gavarnie.

Et maintenant regarde : un cirque ! Un hippodrome.

Un théâtre où Istanbul, Tyr, Memphis, Londres, Rome,

Avec leurs millions d’hommes pourraient s’asseoir,

Où Paris flotterai comme un essaim du soir !

Gavarnie ! Un miracle ! Un rêve ! Architectures

Sans constructeurs connus, sans noms, sans signatures,

Qui dans l’obscurité gardez votre secret,

Arche, temples qu’Aaron ou Moise sacrait,

Panthéons, Parthénon, cathédrales qu’ont faites

De pauvres charpentiers aux âmes de prophètes,

Monts creusés en pagode où vivent des airains,

Aux plafonds monstrueux, sombres ciels souterrains,

Cirques, stades, Elis, Thèbes, arènes de Nîmes,

Noirs monuments, géants, témoins, grands anonymes,

Vous n’êtes rien, palais, dômes, temples, tombeaux,

Devant ce colisée inouï du chaos.

Avant de commencer, il faut avoir deux éléments en tête : partir tôt (très tôt), sinon armez vous de patience : l’entrée du flot de voitures (très nombreux touristes) donne naissance à un méchant goulet d’étranglement, le bouchon grossit et on se dit que jamais on aurait partir si tard, voire que jamais on aurait du venir …

L’entrée dans le village se fait au compte goutte et des bénévoles nous placent dans des parkings payants (comptez 5 €). Si on a l’esprit grincheux on peut toujours se raisonner en pensant que cette modeste obole servira à entretenir l’accès au site……….. Et maintenant en route avec les bâtons de marche

Il faut quitter le village, suivre le flot (on n’est pas tous seuls à avoir des ides géniales)

Gavarnie la sortie du village.

S vous aimez vous promener seul(e), cultiver l’introspection, gouter la solitude que suscitent les grands espacse : courrez au début …. Avant de virer à droite à l’indication « la cabane du Pailha ». Là c’est parti pour un dénivelé, à mi parcours vous pourrez (dans le calme) admirer le village de Gavarnie :

Gavarnie, vue du village.

Le paysage change peu à peu, on abandonne peu à peu l’étage montagnard, frais et humide où dominent hêtres, sapins et pins sylvestres, on franchit l’étage subalpin. Au bout de 45 minutes, on parvient au plateau de Pailha et avec ravissement, poser ses fesses à côtés d’une des nombreuses plantes endémiques : des beaux iris des Pyrénées.

Iris des Pyrénées.

… Admirer les troupeaux paître en liberté

Plateau de Pailha, les troupeaux.

A partir d’ici on rejoint le cirque en franchissant les corniches qui surplombent des ravins. Ici, aussi, on est nombreux, le chemin est étroit et on peut croiser des chevaux : comme la route, la corniche ça se partage, même si une petite voix intérieure susurre d’égoïstes propos (« la corniche je veux la partager qu’avec moi » …. Ce n’est pas très généreux mais c’est irrépressible).

Gavarnie, la corniche.

A la fin de la corniche, le cirque : c’est un amphithéâtre de gradins superposés, tous les sommets sont soulignés par des glaciers.

Gavarnie le cirque.

Au fond du cirque, la Grande Cascade, le fracas de l’eau court sur 423 mètres, et furtivement l’expression hugolienne prend toute sa dimension : ce colisée inouï du chaos.

Gavarnie, la grande cascade.

Tu vas pas pouvoir le Gaube(r) : c’est trop grand pour toi petit moustique.

Lac de Gaube

C’est beau, c’est grand, c’est ouvert, ça sent la résine, l’eau qui bouge et la silène acaule, la cardamine et la valérienne.

C'est pas le Canada

Non, je ne suis pas au Canada, mon gars … C’est (juste) les Pyrénées : le domaine des isards (levés trop tard pour en voir) , le paradis des marmottes (aperçues derrière des rochers … très loin … ), le pays des ours (j’aurais plus de chance d’en croiser en Croatie : mais je préfère, juste dans ce cas,  ne pas croire à ma chance).dans le ciel, des aigles royaux.

Ici, comme avant dans les cascades, de l’eau, toujours de l’eau, ça surgit, ça ressurgit, ça coule et ça travaille la roche, et les parois rocheuses :

Ça monte, le chemin n’est pas escarpé, la pente n’est pas raide pour des alpinistes chevronnés mais bien pentue pour des amateurs et amatrices pyrénéistes. De toute façon c’est pas l’exploit que retiendra notre histoire mais l’inénarrable plaisir de le vivre, l’inextinguible joie de s’en rappeler : marcher, la lumière, la musique des grands pins qui claquent au soleil, regarder, se tourner, partout nos yeux incrédules gobent le spectacle d’une nature qu’on veut enchantée.

Quelques pas, les versants s’écartent, et là

lac de gaube
lac de gaube

On se dit qu’on appartient au groupe des meilleurs marcheurs du monde, et ouais, même pas peur de le dire et d’aller y voir de plus près

lac de gaube
lac de gaube

Bien, devant tout ça on pense juste à se taire, à ranger son appareil. Mais quand même rappeler, que ni marmottes, ni isard n’ont croisé notre chemin, heureusement quelques sympathiques ruminants nous ont offert un spectacle des plus bucoliques :

Gaube les vaches
Gaube les vaches

Bon, maintenant je me tais, et je regarde.

lac de Gaube
lac de Gaube

Face à nous, la cime la plus haute des Pyrénées : Vignemale, 3 298 m, franchit pour la première fois au XIX par Anne Lyster.

Cascades des Pyrénées.

Remonter la cascade et écouter l’eau qui gronde.

Direction les Pyrénées, arrivée à l’aéroport Tarbes – Lourdes, on ne s’arrête ni à Tarbes, ni à Lourdes, on file la route en prenant la direction d’Argelès – Gazost  et on fonce toute vers Cauterets, vers un bassin encaissé à 900 mètres, vers  là où convergent trois vallées : dans la première s’écoule le gave d’Ilhéou, dans le deuxième  coule le gave du Marcadeau, la troisième vallée est celledu gave de Lutour. La rencontre des vallées donne naissance à une vingtaine de sources chaudes. Ces lieux « Caldérets », sont des « Chaudières » … ; Cauterets.

Bizarre ce nom, les sonnantes et consonances me rappellent un autre lieu : Cauterets (dans les Pyrénées) / chaud / eaux chaudes / Chaudes – Aigues  (en Auvergne). Décidément, deux pays vert et bleu.

En direction de Cauterets La route est magnifique, les vallées très encaissées, on roule, on serpente un bitume dans un décor en vert et bleu. On range son cheval ou la calèche à l’étable (voiture, en transport en commun s’est possible aussi), le parking c’est La Raillière.

Avant de commencer à grimper, une première cascade, on comprend alors qu’on est ici dans un dans hauts lieux du thermalisme, les eaux sont fortement sulfurées sodiques, pour faire plus simple : ça pu, c’est fort, une odeur de soufre vous chatouille les narines.

Le fracas de l’eau nous accompagnera tout au long de notre montée vers le pont d’Espagne. Avant d’y parvenir, on se retourne :

Encore une fois,

On poursuit la montée, sous le feuillage généreux des hêtres ; les conifères, les pins à crochets ne sont pas encore à portée de vue, les embruns provenant des cascades rafraichissent sans cesse les peines des chanceux marcheurs.

La première cascade, celle d’Escane – Gat, l’eau dans tous les sens :

A plus de 1200 mètres, nos pas se font petits devant la cascade de Ceriset, on passe devant Pouey Bacou, l’eau étincelle et trace un arc en ciel permanent : difficile à capter, intense à ressentir

Pouey Bacou.
Pouey Bacou.

Il faut toujours monter, et suivre le bruit et atteindre la source, on ne peut se contraindre : il aller voir … plus loin jusqu’à la cascade de l’ours. Les cascades s’assagissent, le lit de la rivière s’agrandit, l’eau est toujours turquoise :

Pouey  Bacou
Pouey Bacou

Et comme un joyau : la rencontre du gave de Gaube et du gave de Marcadou : un pur bijou, un diamant monté sur un anneau d’or : Le pont d’Espagne.

Pont d'Espagne.
Pont d'Espagne.

Parce qu’il est difficile de s’en lasser

Du Pont d'Espagne.
Du Pont d'Espagne.

Bon maintenant, il ne reste plus qu’à monter jusqu’au lac de Gaube.

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