Caravage (Michelangelo Merisi).


Caravage (Michelangelo Merisi), Petit Bacchus malade, vers 1593 – 1594.

Huile sur toile, 67 X 53, Rome Galerie Borghèse.

Par où commencer ? Peut être par cette boutade de mauvais aloi : voici un être égaré, qui passant par la cuisine de P. Cornelius van Rjick, a mordu à pleines dents dans une chair trop crue, grand mal lui en pris, car maintenant le voici tout de vert recouvert ….

Michelangelo peint ce tableau dans l’atelier du chevalier d’Arpin, après avoir séjourné six mois à l’hôpital. C’est probablement un autoportrait (Il est réalisé à l’aide d’un miroir). La chair est gonflée, le teint livide, l’œil terne et cerné. Et pourtant, le haut du dos, l’omoplate soulignée , l’épaule musclée, le biceps bandé,  l’avant bras vigoureux, la jambe pliée sur le coin de table signent la vigueur d’une jeunesse tumultueuse.

C’est aussi un Bacchus misérable qui ne possède  que deux abricots et deux grappes de raisin. Il est peint dans l’atelier du chevalier d’Arpin, peintre à la mode, où Michelange a été accueilli à sa sortie de l’hôpital.

Il paraitrait que les fruits sont bons pour la santé : et pourtant la maturité du muscat, la dureté des abricots à peine jaunes, la brillance du raisin noir ne m’inspirent ici que réserve et suspicion, et fascination. Il faudra trouver fruits et mets plus appétissants ….

Mais c’est aussi un tableau frugal et gourmand : la rémission d’un jeune homme au corps animé d’une force vitale et sauvage.

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