Gustave Courbet, Une après midi à Ornans, 1848 – 1849.

Que peuvent faire des hommes après un déjeuner automnal, quand le jour se presse et que le froid se rend maître des soirées franc comtoises?

« C’était au mois de novembre, nous étions chez notre ami Cuenot, Marlet revenait de la chasse et nous avions engagé Promayet à jouer du violon devant mon père ». Courbet transforme cet après-dîner en un événement historique pour lequel il précise le moment, le nom des héros et le sujet. Cet instant de la vie du bourgeois de campagne passe ainsi à la postérité. Par son génie créatif, l’artiste a haussé au niveau de la peinture d’histoire un sujet banal qui relève de la scène de genre : un après-midi d’automne ordinaire, la nappe tachée, les convives fatigués, l’énorme chien coincé sous la chaise composent ce premier manifeste du réalisme. (Catalogue de l’exposition Courbet, 2007)

Et que font les femmes quand les hommes s’assoupissent au son du violon?